Sous les eaux dormantes de la capitale, des baronnies rivales se disputent le contrôle de l’appareil d’État, écrit Jeune Afrique, qui décrit un pouvoir paralysé par ses querelles internes. Ce sont les analyses du magazine, rapportées sans preuve documentaire dans le texte.
Une inimitié « aux confins de la haine ». Selon Jeune Afrique, l’hostilité proverbiale entre le ministre de la Justice, Laurent Esso, et le secrétaire général de la présidence, Ferdinand Ngoh Ngoh, a atteint des proportions « aux confins de la haine ». Le magazine rapporte que les deux responsables ne parviennent pas à réunir le Conseil supérieur de la magistrature, instance compétente pour recruter, promouvoir, muter et sanctionner les magistrats.
Des conséquences concrètes sur la justice. D’après Jeune Afrique, plusieurs promotions d’auditeurs de justice restent en attente d’intégration, tandis que de nombreux chefs de cours et de tribunaux, ayant atteint l’âge de la retraite, se meuvent en « roue libre » sans autres contraintes que celles qu’ils se fixent eux-mêmes.
Des clans partout. Le magazine affirme que chacun des « barons » en compétition compte ses fidèles au gouvernement, dans la haute administration, dans les services de sécurité et de contre-espionnage, et même dans le secteur productif. Selon lui, les uns se battent contre les autres avec les armes de la puissance publique « ainsi patrimonialisée ».
Un mandat d’amener, une protection armée. Jeune Afrique décrit un scénario : à peine un mandat d’amener visant Ferdinand Ngoh Ngoh est-il émis par un procureur avec l’approbation du garde des Sceaux que le secrétaire général se retranche dans son domicile, sous la protection armée d’éléments du Bataillon d’intervention rapide, en attendant l’arbitrage du président en faveur de la suspension de la procédure. Le texte ne donne ni date ni précision sur la procédure visée, ni réaction de l’intéressé. Il s’agit, à ce stade, du récit du magazine, non d’un fait documenté.
Ports, aéroports, frontières. Jeune Afrique ajoute que l’on se dispute aussi des positions stratégiques, comme le contrôle aux frontières (ports et aéroports), accordées selon lui « au gré de conventions léonines » à des entités privées, au détriment de l’État ainsi affaibli. Le magazine y voit le « dessein machiavélien » de préserver l’« équilibre de la terreur » : ce sont ses formules, qui engagent leur auteur.