Procès de Martinez Zogo : un témoin mouille Galax Etoga que personne ne soupçonnait

GALLAX ETOGA GENDARMES Un témoignage à la barre

Tue, 27 Oct 2026 Source: www.camerounweb.com

Le procès dans l’affaire Martinez Zogo n’est pas fini. Ayissi Nanga, l’officier supérieur de la gendarmerie, un des premiers enquêteurs sur l’assassinat du journaliste Martinez Zogo, met en cause Martin Savom et le secrétaire d’État à la défense, Galax Etoga.

Au tribunal militaire de Yaoundé, après la fin du passage du lieutenant-colonel Bialo, a commencé lundi 26 octobre l’audition du 36ème témoin. Parfait Ayissi Nanga affirme avoir subi des pressions et accuse Martin Savom d’avoir tenté de le faire assassiner. Des accusations auxquelles le ministère public lui a demandé de présenter les éléments de preuve, rappelle Boris Bertolt dans une publication sur sa page que nous relayons.

La transition entre les deux témoins s’est faite tard dans la soirée. Le nouvel interrogatoire du lieutenant-colonel Bialo par le commissaire du gouvernement, le lieutenant-colonel Éric Atemengue, a définitivement clos son passage à la barre à 21 heures.

Dix minutes plus tard, Parfait Ayissi Nanga a été formellement identifié avant de prêter serment. L’officier de gendarmerie a retracé un parcours comprenant des fonctions de commandement à Douala, Yaoundé et Batouri, ainsi que des responsabilités de formation dans les écoles de la gendarmerie. Il s’est présenté comme actuellement commandant en second à Ebolowa.

Interrogé sur son aptitude physique, psychologique et morale à témoigner, il a répondu par l’affirmative. Le ministère public lui a ensuite demandé s’il bénéficiait de la protection sollicitée auprès du tribunal. « Oui », a répondu le témoin, avant d’évoquer des « actions répressives allant jusqu’au 17 octobre dernier ». Il a remercié la juridiction pour sa protection, exprimant l’espoir qu’elle se poursuive après sa déposition.

Invité à nommer les personnes qu’il estime responsables des pressions, Ayissi Nanga a désigné « Monsieur le secrétaire d’État à la défense », puis Martin Savom, qui figure parmi les accusés du procès. Il distingue les faits qu’il leur reproche. Au premier, il attribue une privation de liberté dont les motifs ne lui auraient pas été communiqués ; au second, une tentative d’assassinat dans la nuit du 19 au 20 août 2026 à Ebolowa. Le commissaire du gouvernement lui a alors demandé les preuves permettant d’étayer ces accusations.

Concernant son arrestation, l’officier affirme qu’après ses demandes d’explications, il lui aurait été répondu qu’il s’agissait de le protéger. Il rapporte toutefois avoir été interrogé sur sa volonté de comparaître : « Vous voulez témoigner contre la gendarmerie ? Êtes-vous obligé d’aller témoigner ? ».

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