Le crédit peut réduire les ruptures lorsque les prix montent
KC Trade International souhaite importer des produits pétroliers sans payer immédiatement la totalité des cargaisons. Présenté avec BGN et Zyron Energy aux autorités camerounaises, le mécanisme peut soulager la trésorerie à court terme. Il ne supprime toutefois ni le coût du carburant ni le risque financier.
La formule repose sur un crédit fournisseur, parfois décrit comme un paiement en open account. Le vendeur livre puis reçoit son règlement selon un délai convenu. Le dispositif a été présenté le 20 octobre au Premier ministre et au ministre de l’Eau et de l’Énergie. Entre janvier et octobre 2025, le Cameroun avait importé 1,58 million de tonnes de produits blancs liquides et 208 216 tonnes de gaz de pétrole liquéfié, ce qui montre l’ampleur du besoin de financement.
Le crédit peut réduire les ruptures lorsque les prix montent ou que les importateurs manquent de liquidités. En contrepartie, le fournisseur facture souvent le délai, demande des garanties ou se protège contre le risque de change. Si l’État intervient, une dette commerciale privée peut aussi devenir une exposition publique. Les contrats doivent donc préciser le prix de référence, la marge, les pénalités et la partie qui absorbe une dépréciation éventuelle.
Le Cameroun doit comparer cette proposition aux achats au comptant, aux appels d’offres et aux facilités bancaires existantes. La sécurité d’approvisionnement ne dépend pas seulement du financement : stockage, qualité, transport et paiement des subventions comptent aussi. KC Trade présente une option. Avant de l’adopter, les autorités doivent montrer qu’elle réduit le coût global et qu’elle ne concentre pas l’approvisionnement entre quelques mains.