La suspension du FSNC ouvre un compte à rebours politique de trois mois

BIYA TCHIROMA TRAHISON Image illustrative

Wed, 28 Oct 2026 Source: www.camerounweb.com

Le Front pour le salut national du Cameroun est interdit d'activité jusqu'à la fin janvier 2027, sauf évolution judiciaire ou administrative. La mesure frappe le parti d'Issa Tchiroma Bakary au moment où les formations politiques préparent les prochaines élections locales et législatives.

L'arrêté n° 00163/A/MINAT, signé le 27 octobre par Paul Atanga Nji, s'applique sur tout le territoire. Le texte invoque cinq séries de griefs : appel à l'insurrection, atteinte à l'intégrité territoriale et à la souveraineté, incitation à la violence et destructions, troubles graves à l'ordre public, ainsi que résidence à l'étranger de l'un des dirigeants statutaires. Il renvoie aussi à des procédures et condamnations liées aux violences entourant la présidentielle de 2025. Ces motifs sont ceux de l'administration ; leur exactitude et leur imputabilité au parti peuvent être discutées devant le juge.

Pendant la suspension, réunions, manifestations et prises de parole organisées au nom du FSNC sont exposées à l'interdiction. Gouverneurs, préfets et sous-préfets sont chargés de l'exécution. L'arrêté ne détaille pas les conditions d'une levée anticipée, ni les actes précis reprochés pour chacun des motifs. Aucun recours du parti n'était publiquement documenté au moment de la veille.

La mesure pose une question de proportionnalité : une décision administrative de trois mois peut peser lourd dans une période préélectorale. La couverture doit donc séparer les faits établis, les accusations officielles et les réactions partisanes. Il faut aussi suivre l'accès du FSNC au juge, les éventuelles mesures d'application locales et la date exacte d'expiration. L'enjeu dépasse la trajectoire d'un parti : il concerne les règles qui encadrent la compétition politique.

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