Dans un communiqué rendu public ce 28 octobre 2026, le Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale (PCRN) prend position sur la suspension du Front pour le Salut National du Cameroun (FSNC). Par la voix de son porte-parole national n°1, Christian Njiock Nkongo, le parti appelle le ministre de l'Administration territoriale, Paul Atanga Nji, à revenir sur sa décision, dans l'intérêt de la démocratie et de l'apaisement.
C'est une voix qui s'élève contre la mesure administrative frappant le parti d'Issa Tchiroma Bakary. Dans un communiqué pressé-radio daté du 28 octobre 2026, le PCRN a réagi à l'arrêté n°000163/A/MINAT du 27 octobre 2026, suspendant pour trois mois les activités du FSNC sur l'ensemble du territoire.
Un appel à la reconsidération
Tout en réaffirmant son attachement à l'État de droit et à la préservation de l'ordre public, le PCRN estime que « l'opportunité de l'Arrêté du MINAT mérite d'être appréciée à l'aune du contexte sociopolitique actuel ». Le parti souligne que ce contexte est marqué par « des tensions larvées, une crise de confiance envers les institutions de la République et la montée des grégarismes identitaires et communautaires ».
Dans ces conditions, le PCRN considère que « l'heure est davantage à l'apaisement qu'à l'exacerbation des tensions ». C'est pourquoi il « invite Monsieur Paul Atanga Nji, Ministre de l'Administration territoriale, à reconsidérer sa décision de suspension du FSNC ».
Le PCRN ne s'arrête pas à la seule question de la suspension. Il lance également un appel à Issa Tchiroma Bakary, l'invitant à « privilégier le retour dans le cadre politique légal et républicain, en prenant part aux différents scrutins à venir, dans le respect des lois et règlements en vigueur ».
Le parti estime que « l'admirable performance électorale de 2025 mérite d'être convertie en une représentation nationale institutionnelle effective ». Une manière de dire que l'opposition gagne plus à participer au jeu électoral qu'à en être écartée.
Le communiqué se conclut par un vibrant appel à l'apaisement. « Il faut apaiser ! Apaiser les esprits, apaiser les rapports entre les acteurs politiques, restaurer la confiance envers les institutions de la République et combattre toutes les formes de repli identitaire susceptibles de fragiliser davantage notre cohésion nationale. »
Le PCRN rappelle que « le Cameroun ne saurait durablement faire l'économie du dialogue, de la responsabilité et de la réconciliation ». Et de conclure : « La paix n'exclut pas la fermeté, le respect de la loi n'exclut pas le dialogue et l'autorité de l'État n'est nullement incompatible avec l'apaisement. »