Les échanges ont porté sur le prochain programme de pays de l’UNFPA pour 2027-2031
L’ambassadrice suisse Nathalie Kohli et le représentant de l’UNFPA Justin Koffi veulent inscrire leurs initiatives camerounaises dans le programme 2027-2031. L’enjeu sera de passer de projets visibles à Yaoundé à des services accessibles dans les régions et zones frontalières.
La rencontre du 27 octobre a mis en avant deux dispositifs. Ingenious Women of Tomorrow, conduit avec l’École nationale supérieure polytechnique de Yaoundé, accompagne l’insertion de femmes dans les métiers scientifiques et technologiques. Le centre AFIRI propose une prise en charge médicale, juridique et psychosociale intégrée aux survivantes de violences. Les partenaires ont aussi évoqué la démographie, la mobilisation du secteur privé et la résilience entre le Cameroun et la République centrafricaine.
Ces programmes répondent à des ruptures connues : faible présence des femmes dans certaines filières, fragmentation des services aux victimes et manque de données utilisables. Leur valeur dépend pourtant de critères rarement détaillés dans les annonces diplomatiques : nombre de bénéficiaires, coût par personne, suivi après la formation, délais de prise en charge et continuité hors financement extérieur. Un centre unique dans la capitale ne suffit pas à couvrir un pays aux distances et risques très inégaux.
Le neuvième programme de pays de l’UNFPA doit couvrir 2027-2031. Sa préparation offre l’occasion de publier les résultats du cycle précédent et de construire des indicateurs compréhensibles. Les jeunes et les survivantes ne devraient pas apparaître seulement comme bénéficiaires ; ils doivent participer à la conception et à l’évaluation. La Suisse peut apporter financement et expertise, mais la durabilité suppose des budgets nationaux, des personnels formés et des partenariats locaux. Une alliance multilatérale devient crédible quand le service reste ouvert après la photographie officielle.