Appel à la réaction des supérieurs
« Trop c’est trop, nous devons parler », se sont convaincus les policiers. Ils parlent, dénoncent une situation qui a longtemps été rapportée aux supérieurs sans qu’ils ne bougent leur petit doigt. L’affaire a été décrit au lanceur d’alerte N’zui Manto qui s’est fait prier de bien vouloir porter cela l’attention de la Délégation générale de la sureté nationale (DGSN).
Voilà la triste image du seul véhicule d'intervention du commissariat de police d’Obala. Il est en panne depuis plus de six mois aujourd’hui et abandonné.
Pendant ce temps, l’insécurité explose dans la ville. Agressions, vols de motos, assassinats de moto-taximen... La population a peur. Mais comment voulez-vous que nos policiers fassent des patrouilles de nuit ? Comment faire une descente rapide ? Comment intervenir ?
La réalité sur le terrain est choquante : Les interventions se font désormais à moto. L’exemple le plus récent : Un dangereux suspect interpellé et menotté a dû être embarqué sur une moto. Se sentant perdu pour longtemps, il a sauté de la moto en pleine circulation, mettant gravement en danger la vie du policier qui le transportait.
C’est inacceptable pour nos forces de l’ordre. Nous connaissons le professionnalisme et l’engagement du commissaire Akono Patrick qui se bat jour et nuit avec les moyens de bord. Il fait tout son possible. Mais sans véhicule, rien n’est possible.
Il s’agit d’un cri d’alerte solennel au gouvernement, à la DGSN, dotez le commissariat d’Obala de véhicules. C’est une urgence sécuritaire. Nos policiers ne peuvent pas risquer leur vie à moto pour protéger 200 000 habitants.