Yango affirme opérer au Cameroun depuis 2021
Une plateforme peut créer des courses sans garantir un revenu décent. Derrière les chiffres de partenaires et de formations, l’indicateur qui compte est ce qu’il reste au chauffeur après commission, carburant et entretien.
Dans un contenu explicitement sponsorisé publié après le Cameroon International Tech Summit, Yango affirme opérer au Cameroun depuis 2021, à Douala et Yaoundé, puis à Bafoussam depuis mars 2025.
La société dit travailler avec plus de 150 entreprises de transport partenaires et avoir accompagné environ 300 chauffeurs par des formations ou contrôles de santé en 2025-2026. Ces éléments décrivent sa communication ; ils ne constituent pas une évaluation indépendante de l’emploi créé.
Yango précise ne pas posséder les véhicules et mettre en relation usagers et partenaires indépendants. Ce modèle transfère une partie du risque économique vers les conducteurs et les entreprises : achat ou location du véhicule, carburant, assurance, maintenance et temps d’attente. Pour juger la promesse de « livelihood », il faut connaître le taux de commission, les bonus, les désactivations, la durée quotidienne de connexion et le revenu médian net par ville.
La formation peut améliorer sécurité et service, mais elle ne remplace ni protection sociale ni mécanisme de recours. Une étude utile comparerait chauffeurs de plateforme, taxis conventionnels et moto-taxis, en distinguant recettes brutes et revenu disponible. Les autorités doivent aussi clarifier responsabilité en cas d’accident, traitement des données et statut des travailleurs. La technologie rend l’offre visible ; elle ne doit pas rendre le travailleur invisible.