L’ONACC à Nairobi : des pixels pour mieux compter les hectares camerounais

6000 Hectares De La Socapalm Ces outils peuvent aider à estimer surfaces cultivées

Tue, 3 Nov 2026 Source: www.camerounweb.com

Une image satellite voit des surfaces ; elle ne connaît ni le prix payé au producteur ni la récolte réellement vendue. Bien combinée aux enquêtes de terrain, elle peut toutefois réduire l’angle mort des politiques agricoles.

L’Observatoire national sur les changements climatiques participe du 2 au 4 novembre à Nairobi au deuxième atelier régional du programme ESTELLA, une initiative sur l’observation de la Terre appliquée aux données culturales.

L’institution est représentée par Isabella Zouh Tem, responsable de la géomatique. Les travaux couvrent Sen4Stat, Sen4CAP, WorldCereal et la préparation de feuilles de route nationales.

Ces outils peuvent aider à estimer surfaces cultivées, calendrier des cultures et variations spatiales de rendement. Le Cameroun gagnerait ainsi des données plus fréquentes pour anticiper pénuries, cibler appuis et mesurer les chocs climatiques. Mais les algorithmes confondent parfois cultures voisines, jachères ou parcelles très petites. Les images doivent donc être validées par des observations au sol, avec une méthode et une marge d’erreur publiées.

La prochaine étape ne devrait pas rester entre experts. Les résultats peuvent alimenter conseils agricoles, assurance indicielle et planification des stocks, à condition de revenir vers les communes et producteurs dans un format compréhensible.

Il faut aussi préciser propriété, accès et protection des données géolocalisées. Un satellite améliore la statistique lorsqu’il complète le terrain ; il la fragilise lorsqu’il le remplace sans contrôle.

Source: www.camerounweb.com