Le programme annoncé prévoit 70 % de pratique et 30 % de théorie pour quatre-vingts bénéficiaires
Le réseau camerounais adopte des rails plus lourds et exige des gestes plus précis. L’IMEFAC répond avec quatre-vingts bourses ; l’enjeu sera de transformer le certificat en emploi durable.
L’Institut des métiers ferroviaires d’Afrique centrale renforce son partenariat avec Martin Rose Gleisbau, entreprise allemande présentée comme active depuis soixante-dix-sept ans. Le programme annonce quatre-vingts bourses réparties en deux cohortes de quarante : quinze techniciens de maintenance de la voie, quinze soudeurs aluminothermiques et dix opérateurs de maintenance par cohorte. Vingt-cinq femmes figureraient parmi les bénéficiaires.
La formation conduisant à un certificat de qualification professionnelle doit comprendre 70 % de pratique et 30 % de théorie, avec l’appui de Camrail et du Fonds national de l’emploi. Le besoin technique est concret : le passage d’anciens rails d’environ 30 kg par mètre à des profils de 50 à 54 kg modifie manutention, soudure, contrôle et entretien. Le don d’équipements annoncé peut rapprocher l’atelier-école des conditions du chantier.
Le succès se mesurera six et douze mois après la sortie : taux d’embauche, durée des contrats, rémunération, accidents et maintien des femmes dans les métiers. L’institut affirme que 90 % des femmes formées depuis 2021 ont été recrutées par Socarrema ; ce chiffre mérite une base et une période précises. Une filière de compétences devient stratégique lorsqu’elle suit ses diplômés et prépare aussi les futurs marchés, pas seulement le chantier du moment.