Dans un communiqué rendu public ce 4 novembre 2026, le Conseil pour la Souveraineté du Cameroun (CSC) rejette comme « nulle et non avenue » la décision du ministre de l'Administration territoriale, Paul Atanga Nji, suspendant le Front pour le Salut National du Cameroun (FSNC). Le CSC qualifie cette mesure d'« acte de désespoir » d'un ministre maintenu en fonction par un « ancien président vertigineusement battu ».
C'est une réaction d'une rare violence qui vient s'ajouter au concert de protestations contre la suspension du FSNC. Dans un communiqué publié ce 4 novembre 2026, le Conseil pour la Souveraineté du Cameroun (CSC) prend acte de la décision du ministre Paul Atanga Nji, mais la rejette catégoriquement.
« Un voleur d'élections »
Le CSC n'y va pas par quatre chemins. Il affirme que Paul Atanga Nji « n'occupe actuellement le siège de ministre de l'Administration territoriale que par la seule volonté de l'ancien président battu, M. Paul Biya ». Mieux, il le qualifie de « l'un des principaux architectes de la fraude électorale » et estime qu'il n'a « d'autre qualité que celle d'un voleur d'élections tentant de consolider un casse électoral ».
Une manière de contester radicalement la légitimité de la décision, en s'attaquant à la source même : le ministre qui l'a signée.
Un soutien indéfectible à Issa Tchiroma
Le CSC salue « chaleureusement » la réponse du président élu, Issa Tchiroma Bakary, à la suspension de son parti. Pour l'organisation, cet « acte provocateur » et la réaction du leader du FSNC « clarifient davantage la lutte grandissante pour la restauration de la souveraineté du Cameroun ».
Le communiqué s'en prend également à ceux qui, « depuis des mois », prétendent que Tchiroma Bakary était un « agent du régime Biya envoyé pour pacifier les Camerounais ». Selon le CSC, la suspension du FSNC et les mesures punitives contre les fonctionnaires affiliés au parti démontrent le « caractère vide et conspirationniste » de ces accusations.
Un appel à la mobilisation
Le CSC rappelle qu'il est constitué en « parlement d'urgence du peuple souverain du Cameroun » et coordonne une « action populaire non violente » pour faire respecter la vérité des urnes. Il met en garde les partis politiques contre la tentation de « transformer ce développement provocateur en une campagne de recrutement des membres du FSNC ».
Enfin, il affirme que les élections municipales et législatives de 2027 doivent être organisées par Issa Tchiroma Bakary, « après sa prise de fonction suite au départ du régime usurpateur ».