CONFIDENTIEL: Issa Tchiroma Bakary réfugié en Gambie sous la protection de soldats nigérians lourdement armés

Issatchiromabakary Image illustrative

Wed, 4 Nov 2026 Source: www.camerounweb.com

Informé d’un projet d’arrestation après la présidentielle d’octobre 2025, l’ancien ministre aurait fui le Cameroun. Le magazine affirme qu’il a depuis fait l’objet d’une tentative d’enlèvement au Nigeria.

Issa Tchiroma Bakary vit en Gambie, sous la protection d’une escouade de soldats nigérians lourdement armés, rapporte Jeune Afrique. Selon le magazine, l’ancien ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement vit depuis son arrivée reclus dans une résidence sécurisée. Cette information provient du magazine et n’a pas été confirmée par les autorités gambiennes, nigérianes ou camerounaises, ni par l’intéressé, à notre connaissance.

Un départ précipité du Cameroun

D’après Jeune Afrique, l’opposant a dû franchir la frontière du Nigeria voisin après avoir été informé d’un projet d’arrestation qui lui promettait une incarcération « à l’issue incertaine ». Le magazine ne précise pas qui l’a averti ni à quelle date, et ne cite aucune source.

Il rattache cette fuite à la crise née des résultats de la présidentielle d’octobre 2025. Jeune Afrique écrit qu’il fallait « neutraliser » le leader venu de Garoua afin de contenir l’incendie provoqué par plusieurs jours de contestation des résultats et de répression « mortelle ». Ces formules sont celles du magazine.

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Jeune Afrique affirme que l’opposant a fait l’objet d’une tentative d’enlèvement lors de son escale de quelques semaines dans le nord-est du Nigeria. Le magazine ne donne ni le lieu précis, ni les auteurs, ni les circonstances. C’est, selon lui, ce qui explique la présence des soldats nigérians autour de sa résidence en Gambie.

Le magazine rappelle qu’Issa Tchiroma Bakary appartenait autrefois au cercle des « sécurocrates » du régime. Il y voit un ancien collègue devenu « l’ennemi public traqué » par ceux avec qui il siégeait au gouvernement. Il s’agit de l’appréciation de Jeune Afrique.

Dans un autre article, Jeune Afrique a rapporté que le Front pour le salut national du Cameroun (FSNC), parti de l’opposant, a été suspendu pour trois mois par arrêté du ministre de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, daté du 27 octobre 2026. Le ministre lui reproche des faits commis « avant, pendant et après » la présidentielle, dont « la résidence de l’un des dirigeants statutaires à l’étranger ». Le nom de l’opposant n’apparaît pas dans le texte, mais le magazine estime que ce grief le désigne sans équivoque.

Selon une source sécuritaire citée par Jeune Afrique, cette suspension serait liée à l’échec de négociations secrètes entre le pouvoir et l’opposant. Le magazine ajoute que, d’après une source interne au FSNC, un retour au Cameroun avait été préparé et qu’une réunion des parties prenantes était prévue en Gambie puis au Ghana. Ces éléments reposent sur des sources anonymes.

Source: www.camerounweb.com