Dans une déclaration fracassante après le match nul contre l'Eswatini (0-0), Marc Brys a franchi un cap décisif en menaçant explicitement de quitter son poste à la tête des Lions Indomptables. Contrairement à ses précédentes déclarations où il exprimait sa frustration, le technicien belge semble cette fois avoir arrêté sa décision et pose un véritable ultimatum aux instances dirigeantes du football camerounais.
"J'ai pris ma décision. Si cette situation persiste, je n'ai d'autre choix que de me retirer," a déclaré fermement Brys devant les journalistes réunis en Afrique du Sud. "On ne peut pas travailler dans ces conditions. C'est devenu impossible."
Les sources proches du sélectionneur confirment que cette menace n'est pas un simple coup de colère mais bien l'aboutissement d'une longue réflexion. Le cas de son assistant Joachim Mununga, systématiquement écarté du banc, a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase pour un entraîneur qui supporte de moins en moins les ingérences de la FECAFOOT dans ses prérogatives techniques.
"Il ne s'agit plus de négocier ou de chercher des compromis," précise un membre de son staff sous couvert d'anonymat. "Marc a établi des conditions claires pour poursuivre sa mission, et il est prêt à partir si elles ne sont pas respectées."
En sollicitant l'intervention directe du Chef de l'État, Marc Brys tente une ultime manœuvre pour sauver sa mission à la tête de la sélection camerounaise. "Si le Président du Cameroun dit que ça doit s'arrêter, et tout le monde est d'accord là-dessus, je resterai. Sinon, ma décision est prise," a-t-il affirmé.
Cette crise survient à un moment critique pour le Cameroun, qui joue sa qualification pour le Mondial 2026. La rencontre contre la Libye le 25 mars prochain pourrait bien être la dernière de Marc Brys à la tête des Lions Indomptables si sa requête n'est pas entendue dans les plus hautes sphères de l'État camerounais.
Les prochaines 72 heures s'annoncent décisives pour l'avenir de la sélection nationale, alors que se profile un match capital dans la course à la qualification.