La polémique autour du salaire de Marc Brys ne cesse d'enfler depuis la CAN 2025. Invité ce lundi sur France 24, Samuel Eto'o, président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot), a été interrogé sur ce dossier brûlant par le journaliste Marc Prelmann. Sa réponse, brève mais sans équivoque, a tranché le débat : "Moi, je ne suis pas son employeur. Si son employeur décide de continuer à le payer, je n'ai rien à dire sur ça."
Cette déclaration intervient alors que de nombreux Camerounais s'interrogent sur la situation de l'ancien sélectionneur belge, limogé mais qui continuerait, selon plusieurs sources, à percevoir son salaire du ministère des Sports (MINSEP). Le président de la Fecafoot affiche ainsi clairement son désintérêt pour un sujet qu'il considère comme ne relevant pas de ses attributions.
Selon le journaliste Rémy Ngono et d'autres sources médiatiques, Marc Brys percevrait toujours son salaire bien qu'il ne soit plus en fonction depuis son limogeage. Plus surprenant encore, le technicien belge aurait également touché les primes de participation à la CAN 2025, alors qu'il ne faisait plus partie du staff technique des Lions Indomptables lors du tournoi disputé au Maroc.
Ces informations, largement relayées sur les réseaux sociaux et dans les médias camerounais, ont suscité une vive indignation au sein de l'opinion publique. Pour de nombreux supporters, cette situation constitue une gabegie financière inacceptable, d'autant plus que Marc Brys avait été nommé par le ministre des Sports, Narcisse Mouelle Kombi, en 2024, dans un contexte déjà conflictuel avec la Fecafoot.
Face aux rumeurs évoquant un éventuel retour de Marc Brys à la tête de la sélection nationale, Samuel Eto'o a opposé une fin de non-recevoir en s'appuyant sur le soutien des Camerounais. "Nous, nous sommes la Fédération. Nous avons pris nos responsabilités. La majorité des Camerounais se retrouvent dans ce que nous faisons", a affirmé l'ancien attaquant star du football mondial.
Cette sortie témoigne de la volonté de la Fecafoot de tourner définitivement la page Marc Brys, considérant le dossier comme clos. L'instance fédérale, dirigée par Eto'o, estime avoir agi dans l'intérêt du football camerounais en se séparant du sélectionneur belge, dont la nomination avait créé une crise institutionnelle sans précédent entre la fédération et le ministère de tutelle.
Si Samuel Eto'o a clairement indiqué que la Fecafoot n'avait plus rien à dire sur Marc Brys, le principal concerné par cette polémique salariale reste étrangement silencieux. Le ministère des Sports (MINSEP), qui avait imposé le technicien belge contre l'avis de la Fecafoot, n'a pas encore livré sa position définitive sur le maintien ou non du paiement du salaire de l'ancien sélectionneur.
Cette absence de communication officielle du MINSEP alimente les spéculations et entretient le flou autour d'une situation qui embarrasse les autorités sportives camerounaises. Les Camerounais attendent des clarifications sur l'utilisation des deniers publics dans ce dossier devenu symbole des tensions entre la tutelle et la fédération.
L'interview accordée par Samuel Eto'o à France 24 confirme la lassitude de la Fecafoot face à un feuilleton qui a largement dépassé le cadre sportif. En renvoyant la responsabilité au MINSEP, le président de la fédération cherche visiblement à se démarquer d'une affaire qui continue de diviser l'opinion publique camerounaise.
Alors que les Lions Indomptables ont terminé quatrièmes de la CAN 2025 sous la direction du nouveau staff technique, la question Marc Brys refuse de disparaître de l'actualité. Le silence du MINSEP et l'absence de démenti officiel concernant le maintien du salaire de l'ancien sélectionneur laissent planer le doute. Affaire à suivre de très près.