Dans cette chronique teintée de sagesse et d'avertissement, Michael Doppas célèbre l'anniversaire symbolique d'André Onana. Non pas celui de sa naissance, mais celui de sa prise de conscience face aux réalités du monde du football. Tel un mentor bienveillant, l'auteur met en garde le gardien contre les flatteurs opportunistes qui cherchent à l'isoler de ses prédécesseurs pour mieux le manipuler. Un appel à l'humilité et à la transmission des valeurs, rappelant que les plus grands succès se construisent sur l'héritage commun plutôt que dans la division.
LA DOPPASSOMANIE DU JOUR
Joyeux anniversaire à notre cher André Onana, qui souffle aujourd'hui sa première bougie ! Oui, un an, car, comme on le sait, tout nouveau-né voit le jour le jour où il découvre le vrai visage du monde qui l'entoure. Et quel monde ! Un univers peuplé de renards flatteurs, de stratèges à la mâchoire affûtée, prêts à tout pour s'assurer leur pitance quotidienne.
Cher Onana, te voici donc en plein conte de La Fontaine, où le corbeau que tu es tient dans son bec un from... pardon, une carrière dorée. Gare à ces renards aux voix douces, qui t'encensent aujourd'hui pour mieux te dévorer demain. Ceux-là qui, entre deux versets d'éloges, s'évertuent à te dresser contre tes aînés, à faire de toi un héros de pacotille opposé à ceux qui ont tracé la voie avant toi.
Rappelle-toi, André, que le palmier ne pousse pas dans l'ombre de sa propre arrogance. L'histoire des grands fauves ne s'écrit pas dans la division, mais dans la transmission. Ton talent parle pour toi, pas besoin d'une cour de flatteurs pour te hisser là où tu dois être. Garde tes gants propres, éloigne-toi des griffes des intrigants, et écoute le silence des sages plutôt que le vacarme des opportunistes.
Que cette journée te soit douce, comme une parade magistrale en fin de match. Et surtout, que tu n'oublies jamais que le plus beau trophée ne se soulève pas seul, mais avec l'héritage de ceux qui ont su tendre la main avant toi.
Longue vie au gardien et à l'homme !
Ton grand-frère Michael Doppas