La zone UNIFFAC est secouée par un scandale retentissant à la veille du coup d'envoi des qualifications pour la CAN U17. Les examens IRM pratiqués sur les joueurs engagés dans la compétition ont révélé une irrégularité massive au sein de la sélection de Guinée Équatoriale : six joueurs déclarés non éligibles à la catégorie U17, soit le double du seuil maximum toléré par le règlement, fixé à trois joueurs à l'article 27.4. Une fraude trop grosse pour être ignorée.
La sanction est immédiate. L'UNIFFAC a annoncé l'annulation provisoire du match d'ouverture qui devait opposer la République Démocratique du Congo à la Guinée Équatoriale. Une mesure conservatoire qui sonne comme un carton rouge avant même que le coup de sifflet inaugural ne retentisse. Le sort définitif de l'équipe équatoguinéenne est désormais entre les mains de la CAF, seule instance habilitée à rendre une décision finale sur ce dossier brûlant.
La falsification de l'âge des joueurs est un fléau endémique du football africain des jeunes — mais se faire prendre avec six fraudeurs dans le même groupe, c'est une imprudence qui confine à l'arrogance. Les examens IRM, devenus l'arme anti-triche des instances continentales, ont une fois de plus fait leur office, transformant ce qui aurait dû être une fête du football de jeunes en affaire d'État sportive.
La balle est désormais dans le camp de la CAF. Exclusion, forfait, ou autre sanction — la décision qui tombera donnera le ton sur la fermeté réelle des institutions face à ceux qui trichent sur l'avenir de leurs propres jeunes.