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CAN 2026: coup de tonnerre, le Maroc désiste à la dernière minute

CAN 2025 PRINCE MAROC Image illustrative

Mon, 2 Feb 2026 Source: www.camerounweb.com

Dans un revirement spectaculaire à moins de deux mois de la compétition, l'Afrique du Sud a été désignée pour organiser la Coupe d'Afrique des Nations Féminine 2026, en remplacement du Maroc. Une décision qui soulève autant de questions qu'elle n'en résout.

C'est par la voix de Peace Mabe, vice-ministre sud-africaine des Sports, des Arts et de la Culture, que l'annonce est tombée. L'Afrique du Sud succédera au Maroc comme pays hôte de la CAN féminine 2026, dont le coup d'envoi est prévu dans seulement 44 jours. "Nous avons saisi une opportunité qui se présentait puisque nous avons les infrastructures et le soutien nécessaires. Quand le Maroc a dit 'nous ne serons pas capables de l'organiser', nous avons dit 'oui, l'Afrique du Sud est disponible, on va la prendre !'", a déclaré la ministre sud-africaine. Cette prise de position rapide contraste avec le silence maintenu jusqu'ici par les autorités marocaines et la Confédération Africaine de Football, qui n'ont émis aucun commentaire officiel sur ce changement de dernière minute.

Le retrait du Maroc, pays qui s'était pourtant positionné comme une référence continentale en matière d'organisation d'événements sportifs majeurs, soulève de nombreuses interrogations. Le royaume chérifien, qui a récemment accueilli avec succès plusieurs compétitions internationales et qui co-organisera la Coupe du Monde 2030 avec l'Espagne et le Portugal, n'a fourni aucune explication sur les raisons de son désistement. L'absence de communication officielle de la CAF ajoute une couche d'incertitude supplémentaire à cette affaire. Cette institution, habituellement prompte à communiquer sur ses décisions, observe un silence troublant qui alimente les spéculations sur les véritables raisons de ce changement d'hôte aussi tardif.

Pour l'Afrique du Sud, ce remplacement au pied levé représente à la fois un défi logistique et une opportunité de rayonnement. Le pays dispose certes d'infrastructures sportives de classe mondiale, héritées notamment de la Coupe du Monde masculine de 2010, mais l'organisation d'un tournoi continental en moins de deux mois nécessite une mobilisation exceptionnelle. Les Banyana Banyana, championnes d'Afrique en titre après leur sacre en 2022, joueront à domicile, ce qui pourrait leur conférer un avantage psychologique considérable dans leur quête d'un deuxième titre consécutif. Cette situation rappelle d'autres cas de figure où des pays ont dû organiser des compétitions dans des délais extrêmement serrés, avec des résultats variables.

Malgré le changement de pays hôte, la compétition devrait se tenir comme prévu avec les douze équipes qualifiées, dont les Lionnes de l'Atlas marocaines qui évolueront dans le groupe A aux côtés de l'Algérie, du Sénégal et du Kenya. Le retrait de l'organisation n'affecte donc pas la participation sportive du Maroc, qui reste l'une des favorites du tournoi. Au-delà de l'aspect sportif, cette affaire met en lumière les défis auxquels le football féminin africain continue de faire face en matière de gouvernance et de planification. Dans un contexte où le football féminin gagne en visibilité et en professionnalisation sur le continent, ce cafouillage organisationnel à quelques semaines du coup d'envoi envoie un signal inquiétant sur la capacité des instances à garantir la stabilité et la prévisibilité nécessaires au développement de la discipline.

Source: www.camerounweb.com