C'est la nouvelle qui fait vibrer les supporters camerounais en ce début de semaine. Selon les informations de L'Équipe 237, André Onana et Fabrice Ondoa seraient attendus en sélection nationale lors du rassemblement de mars. Sauf retournement de situation de dernière minute, les deux portiers les plus emblématiques du football camerounais moderne retrouveraient simultanément les couleurs vert-rouge-jaune, mettant fin à une absence qui avait alimenté toutes les spéculations.
Leurs non-sélections répétées lors des derniers rassemblements n'étaient pas passées inaperçues. Pour André Onana comme pour Fabrice Ondoa, les raisons invoquées étaient diverses, jamais totalement clarifiées publiquement — alimentant rumeurs, interrogations et parfois polémiques sur les réseaux sociaux camerounais. Chaque liste publiée sans leurs noms relançait le débat : brouille avec le staff technique ? Désaccords internes ? Blessures ? Choix sportifs assumés ?
Le flou avait fini par s'installer. Leur retour simultané, si il se confirme, aura donc valeur de mise au point.
À Manchester United, André Onana s'est imposé comme l'un des gardiens africains les plus scrutés de la scène européenne. Sa qualité de relance au pied, devenue sa véritable signature, a redéfini le rôle du portier moderne dans l'un des clubs les plus médiatisés de la planète football. Certes, sa saison en club a connu ses turbulences, mais son niveau et son statut restent indiscutables.
Pour l'encadrement technique des Lions Indomptables, récupérer un gardien de ce calibre, rompu aux exigences des grandes compétitions et aux systèmes de jeu ambitieux, représente un atout considérable à l'approche d'échéances décisives.
Fabrice Ondoa, lui, incarne une tout autre forme de valeur. Héros de la CAN 2017 au Gabon — où ses arrêts décisifs avaient contribué à ramener le titre continental au Cameroun après quatorze ans d'attente — il reste une figure profondément respectée dans le vestiaire national. Au-delà des statistiques, c'est son attachement viscéral au maillot camerounais et son vécu de compétitions à haute pression qui font de lui un élément précieux, pas seulement sur le terrain, mais aussi dans le groupe.
Si le retour des deux hommes réjouit les supporters, il soulève immédiatement une question qui promet d'animer les discussions dans les prochaines semaines : qui sera le numéro un ? La hiérarchie dans les cages des Lions Indomptables est loin d'être figée, et la cohabitation entre deux portiers aussi forts en personnalité qu'en ambition sera l'un des dossiers brûlants que le staff technique devra gérer avec finesse.
Ce débat, sain et stimulant, est précisément le signe d'une sélection qui se renforce. La concurrence au poste de gardien est souvent le reflet de la santé d'un groupe.
Au-delà du cas individuel de chaque portier, c'est le message global de ce rassemblement de mars qui retient l'attention. En rappelant ses deux gardiens les plus expérimentés, le staff technique des Lions Indomptables indique clairement sa philosophie du moment : miser sur l'expérience, la stabilité et la complémentarité pour aborder dans les meilleures conditions les prochains rendez-vous internationaux.
À quelques mois d'échéances qui s'annoncent déterminantes pour le football camerounais, l'heure n'est plus aux expérimentations ni aux incertitudes. L'heure est au rassemblement — au sens propre comme au sens figuré.
Tout cela demeure conditionnel. La publication officielle de la liste de convocation constituera la confirmation tant attendue. Mais si l'information de L'Équipe 237 se vérifie, une chose est certaine : les Lions Indomptables de mars 2026 se présenteront avec l'une des paires de gardiens les plus expérimentées de tout le football africain.