L'absence du Cameroun à la Coupe du monde 2026 continue de faire réagir les anciennes gloires du football national. Dans une sortie remarquée, Joseph-Antoine Bell a exprimé sa profonde déception face à la non-qualification des Lions Indomptables, tout en dressant un constat sévère sur l'état actuel du football camerounais. « S'il y a 10 représentants africains pour le football et que le Cameroun n'est pas dedans, je pleure », a-t-il déclaré.
L'ancien gardien de but des Lions Indomptables ne cache pas son amertume. Pour celui qui a connu les grandes heures du football camerounais, voir le pays absent d'une Coupe du monde élargie à 48 équipes est difficile à accepter. « Je m'excuse de pouvoir lancer comme ça un cri parce que même quand je me retiens, je dois avouer que ça me fait très mal », a-t-il confié dans un extrait relayé par Sportcamer.
Une place historique : Joseph-Antoine Bell rappelle que le Cameroun a toujours occupé une place importante dans l'histoire du football africain sur la scène mondiale. « Quand il y en a eu deux, le Cameroun était dans les deux. Évidemment, il a contribué pour qu'il y en ait trois. Il a contribué pour qu'il y en ait cinq et il était dedans. Aujourd'hui, si l'Afrique est représentée par 10 équipes et que le Cameroun n'en fait pas partie, si je vous dis que ça ne me fend pas le cœur, c'est que je mens », poursuit-il.
L'ancien portier va plus loin en dénonçant ce qu'il considère comme un refus de regarder en face les difficultés du football national. « Je pleure, je crie, mais je m'aperçois simplement que pour beaucoup, en tout cas pour les responsables du football camerounais, le temps n'est toujours pas venu de réellement regarder en face la décrépitude, de regarder en face la chute », a-t-il affirmé, avant d'ajouter : « Il faut arrêter de nous raconter qu'on est en reconstruction sans avoir jamais dit quand on a été détruits. »
L'ancien gardien, qui fut l'un des artisans des grandes heures du football camerounais (victoire en Coupe d'Afrique des nations 1984, participation aux Coupes du monde 1982 et 1990), appelle les responsables du football national à une prise de conscience collective. Une sortie qui s'ajoute aux nombreuses voix critiques après l'échec des Lions Indomptables à se qualifier pour le Mondial 2026, alors même que la compétition a été élargie à 48 équipes.