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Décès du président de l'assemblée nationale, l'arène politique en Côte d'Ivoire commence à faire peur

Alassane Ouattara Ci Trois décès qui sont aussi trois coup durs à la fois pour le président Ivoirien et pour son parti

Mon, 9 May 2022 Source: www.camerounweb.com

2020, 2021 et 2022 sont des années qui se suivent et se ressemblent pour le monde politique en Côte d’Ivoire. Elles sont en effet marquées par des décès de personnalités au sommet de l’Etat. Trois décès qui sont aussi trois coup durs à la fois pour le président Ivoirien et pour son parti, le RHDP (Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix), au vu des postes d’influence qu’occupaient les désormais défunts.

Pour rappel, le 8 juillet 2020 intervint la mort d’Amadou Gon Coulibaly, premier ministre du pays à l’époque ; s’ensuivra 8 moins, presque jour pour jour, après (le 10 mars 2021), celle de son successeur Hamed Bakayoko. Un peu plus d’un an après de second drame, c’est autour du président de l’assemblée, Amadou Soumahoro de tirer sa révérence ce samedi 7 mai 2022. C’est peut-être aussi le lieu de rappeler que les trois hommes étaient âgés respectivement de 61 ans, 56 ans et 68 ans.

La politique au sommet de l’Etat porte-t-elle désormais malheur en Côte d’Ivoire ?

Si la question peut avoir une résonnance superstitieuse, elle mérite pour le moins d’être posée. Ce sont quand-même là des fidèles lieutenants d’Alassane Ouattara qui tirent tragiquement leur révérence à tour de rôle. Et on peut imaginer la consternation de ce dernier et celle de tout son parti politique, quand il faut assister impuissant à la chute des esprits les plus brillants et les plus zélés qui ont fait la fierté de cette formation houphouëtiste.

Si Amadou Soumahoro n’est pas directement pressenti pour succéder à Ouattara, contrairement aux deux ex premiers ministres, son décès d’en demeure pas moins une perte de haute importance pour le régime, lui qui a la réputation d’être "un fidèle parmi les fidèles de Outtara".

Après le récent remaniement gouvernemental, suite à la démission du gouvernement Achi I, c’est désormais un nouveau président de l’assemblée qu’il faut trouver, tout en espérant que ce soit la fin des mauvaises nouvelles pour le clan ADO.

Source: www.camerounweb.com