Le renforcement annoncé répond à une pression persistante
Le Cameroun prévoit de porter de 800 à plus de 1 000 hommes le contingent du Bataillon d’intervention rapide déployé autour du lac Tchad.
Le ministre de la Défense Joseph Beti Assomo a aussi annoncé un bataillon spécial amphibie destiné à Blangoua, Makari, Darak et d’autres zones lacustres du Logone-et-Chari confrontées aux incursions de Boko Haram.
Une caserne doit être construite sur un site de deux hectares à Waza, avec un financement présenté comme inscrit au budget.
Les autorités veulent en parallèle améliorer la mobilité des unités et mutualiser les moyens de surveillance.
Les comités de vigilance sont appelés à reprendre une place plus active. Leur connaissance du terrain peut être précieuse, à condition que leurs missions, leur formation, leur protection et leur responsabilité soient clairement encadrées.
Le succès ne se mesurera pas seulement au déploiement. Il faudra suivre les attaques, les déplacements de population, l’accès aux marchés, le retour à l’école et le respect des droits dans les zones d’opération.