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'Pandora papers', la nouvelle 'Panama papers' qui éclabousse les dirigeants politiques africains

Uhuru Kenyatta Elections Uhuru Kenyatta

Mon, 4 Oct 2021 Source: www.camerounweb.com

• Après les "Panama papers", l'on assiste à de vastes révélations dans le cadre des "Pandore papers"

• L'enquête est menée par les journalistes du monde entier, basée sur de fuites d'archives

• Des chefs d'Etats africains (encore au pouvoir) sont éclaboussés


Après les "Panama papers", l'on assiste à de vastes révélations dans le cadre des "Pandore papers"."Pandore papers" épingle plusieurs chefs de gouvernement qui ont placé des avoirs dans des sociétés offshore, notamment pour échapper à l'impôt dans leur propre pays. Plusieurs dirigeants africains sont placés sous le feu des projecteurs, notamment les présidents du Kenya et d'autres pays étrangers.

"Pandora Papers", le nouveau "Panama papers"

La vaste enquête baptisée "Pandora Papers", est à ce jour la plus grande collaboration journalistique à laquelle ont collaboré environ 600 journalistes, s'appuie sur quelque 11,9 millions de documents, qui proviennent de 14 sociétés de services financiers, et a mis au jour plus de 29 000 sociétés offshores.

L'enquête est basée sur une fuite d'archives confidentielles de 14 prestataires de services offshore qui fournissent des services professionnels à des particuliers fortunés et à des sociétés cherchant à constituer des sociétés écrans, des fiducies, des fondations et d'autres entités dans des juridictions à faible taux d'imposition ou sans imposition. Les entités permettent aux propriétaires de dissimuler leur identité au public et parfois aux régulateurs. Souvent, les prestataires les aident à ouvrir des comptes bancaires dans des pays à réglementation financière légère.

Que révèle "Pandora papers"?

L'enquête révèle que plus de 330 politiciens issus de plus de 90 pays et territoires ont utilisé des entités dans des juridictions secrètes pour acheter des biens immobiliers, détenir de l'argent en fiducie, posséder d'autres sociétés et d'autres actifs, parfois de manière anonyme.

L'enquête de Pandora Papers révèle également comment les banques et les cabinets d'avocats travaillent en étroite collaboration avec les fournisseurs de services offshore pour concevoir des structures d'entreprise complexes. Les dossiers montrent que les prestataires ne connaissent pas toujours leurs clients, malgré leur obligation légale de veiller à ne pas faire affaire avec des personnes qui se livrent à des transactions douteuses.

Les chefs d'Etats africains corrompus en ligne de mire

Quarante-trois responsables politiques sur les 336 cités viennent d'Afrique. Dix d'entre LES quarante-trois viennent du Nigeria. Le Nigéria est le pays le plus représenté, suivi par l'Angola avec neuf responsables politiques incriminés et cinq pour la Côte d'Ivoire. Mais il y a aussi le Tchad, le Gabon, le Congo-Brazzaville.

On retrouve également le président Gabonais, Ali Bongo, ainsi que Zacharia Deby, le frère de l'actuel président tchadien, Patrick Achi, le Premier ministre ivoirien. Les enquêteurs affirment que M. Achi contrôlait, jusqu'en 2006, une société offshore aux Bahamas. Des personnalités zimbabwéennes, sud-africaines et ghanéennes devraient compléter le tableau dans les prochains jours.

La "Pandora papers" n'est qu'à ses débuts et l'on s'attend à des révélations dans les prochaines heures.

Source: www.camerounweb.com