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Africa News Sat, 25 Jul 2020

Tchad: coup d’Etat français tué dans l’œuf

La France ne décolère pas depuis l’“Opération Colère de Bohoma” pensée, planifiée et conduite sur le terrain par le Président Idriss Deby Itno. Opération qui a permis aux Forces Armées Tchadiennes (FAT) de massacrer plus d’un millier de terroristes Boko Haram et détruit leurs nids dans la Région du Lac Tchad. Cette victoire a brisé la dépendance sécuritaire de ce pays vis-à-vis de la France. Mis en évidence l’in-opérationnalité des Forces mixtes en collaboration avec les Forces Armées Françaises (FAF).

L’émancipation militaire Tchadienne consacrée par ses campagnes triomphantes sur différents fronts, ne fait pas que des heureux. La France ne dissimule plus sa haine de l’Administration Deby. Alors, il faut le déposer. La France a l’expertise.

Mise au point du putsch

Le 13 Juillet 2020 elle procède à des repérages. Ses gendarmes, à bord d’un véhicule saisissent dans leurs cameras “la résidence privée du Président Idriss Déby et la mosquée à côté de cette résidence.” Les soldats commis à la sécurité de ce lieu sensible ouvrent le feu. Un extrait du communiqué relatif à cet incident dit. “Un véhicule de la force Barkhane, ayant à son bord des gendarmes Français s’est arrêté devant un site sensible, situé non loin de l’aéroport, pour photographier une mosquée en face de ce site sans qu’ils n’aient conscience de la sensibilité de l’endroit.”

Avant cette mésaventure, un acte similaire s’était produit le 9 Juin 2020. Deux militaires Français “en patrouille de reconnaissance à proximité du palais présidentiel en vue de préparer une rencontre officielle à venir,” avait été blessés des tirs de soldats Tchadiens. “Les circonstances de l'accident sont encore à déterminer.” Informa le colonel Frédéric Barbry. Dans un verbiage politico-militaire, il ajouta que “des investigations étaient en cours.” Un officier Tchadien clarifia certains points de cette provocation Française. Il révéla que les deux Français “étaient venus à bord d'un Prado blanc (un véhicule civil), ils étaient en civil et se sont arrêtés face au portail principal du nouveau palais et donc les militaires en faction ont tiré sur eux.” Le véhicule pris pour cible avait “réussi à s’enfuir avant d‘être intercepté.” Ensuite, ces mercenaires “ont reçu le secours de blindés Français.”

Actions conjointes

L’enchevêtrement de ces actions avec au centre des prises de vues, ne saurait être fortuit. Tout comme l’argument d’“une rencontre officielle à venir” tenu par la France après l’incident du 9 Juin. Puisque dans les pratiques diplomatiques et pour des raisons sécuritaires, une visite officielle ne se prépare pas dans la clandestinité. Mais en collaboration avec les autorités du pays hôte.

Sur ces faits, ces soldats au risque de leur vie se retrouvent sur des sites réservés pour une raison d’Etat. Et leurs missions auraient été planifiées et coordonnées depuis l’Etat major Français de l’Opération Barkhane. Alors, prétendre que ces soldats-espions se soient retrouvés sur ces endroits protégés par erreur d’orientation est un mensonge. D’autant plus que les soldats Français sont au Tchad depuis des lustres. Ils y ont opéré des coups d’Etat. Financé les rebellions. Collecté et donné des renseignements aux camps opposés. Mieux, ils ont la cartographie de N’Djamena.

Dotés de toutes ces informations, ces soldats ne sont pas sortis de leur caserne avec des véhicules super-équipés outillés des caméras spéciales pour un carnaval sur ces lieux réservés. Il est donc évident qu’ils n’ont pas filmé par ignorance. En plus, des panneaux informent qu'il est interdit de stationner sur ces sites. Et renseignent qu’une autorisation préalable du Ministère de la Communication est nécessaire pour filmer. C’est écrit en Français.

Pour ces affaires purement militaires, le Haut Commandement de l’Opération Barkhane n’a soufflé mot sur l’accident (?) du 13 Juillet. Par contre, c’est l’Ambassade de France, une institution a priori civile qui a pondu un communiqué. Ce jeu de rôle n’efface pas le fait que le Commandement Français de Barkhane était informé de la mission confiée à ses hommes. Et qu’il n’ignorait pas que pour les mêmes raisons la garde présidentielle a fait des victimes dans le périmètre de sécurité du Palais.

Retour des barbouzes

Le scenario qui s’écrit au Tchad avait déjà été mis en scène dans des pays comme le Mali et la Côte d’Ivoire. Pour faire tomber Moussa Traoré, outre le repérage, les Français avaient testé et mesuré le degré de riposte de l’armée Malienne. Malheureusement, le contre-feu avait été bâti sur l’hésitation et l’alerte avant la réaction.

Pour déposer le Président Gbagbo, le repérage s’est fait à partir de l’Ambassade de France mitoyenne du Palais de la Présidence. Mais aussi par le 43è BIMA, armée d’occupation Française qui a commis en 2004 et 2011 un massacre relevant du crime contre l’humanité. Monstruosité qu’un journaliste suprématiste-raciste et menteur de Libération a tenté de couvrir. Se référant aux crimes Français de 2004 il déclara. “la France a frôlé la catastrophe.” Le Canard Enchaîné du 8 Décembre 2004 contredit l’auto-victimisation de cette nation-criminelle. Il écrit. “L’armée recule sur le front des chiffres…En Côte d’Ivoire, l’enquête interne conclut à une cinquantaine de morts. La thèse de la légitime défense a pris du plomb. Et pas la moindre image des cameramen militaires pour y voir plus clair.”

Alors vigilance! La France prédatrice rode.

Source: Feumba Samen

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