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Business News Sat, 15 Jan 2022

5milliards pour autonomiser les réfugiés de l’Est et de l’Adamaoua

Les fonds ont été alloués par l’OIT et Koica

Il vise 5000 bénéficiaires

Parmi eux, 65% de femmes

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Selon Ousmanou Ahmed, agent de santé communautaire de l’Association pour la promotion de la paix et le vivre ensemble à Mandjou, localité située à environ 5 kilomètres de la ville de Bertoua, les réfugiés centrafricains vivent dans des conditions précaires « dans le domaine de la santé, on a constaté la présence de plusieurs pathologies dans ces communautés (fièvre typhoïde, le paludisme, le mal gastrique). Chez les réfugiés en particulier, il y a la malnutrition aigüe, les infections sexuellement transmissibles (IST) et les infections de la peau. En termes des difficultés, nous avons constaté qu’’il y a la famine due à la pauvreté, le chômage, le manque de logement et les enfants qui n’ont pas les actes de naissance. Tout ceci ne nous favorise pas la tâche sur le terrain », indique notre interlocuteur.

Pour résoudre ces problèmes, l’Organisation internationale du travail (OIT), avec l’appui financier de l’Agence Coréenne de coopération internationale (Koica), ont projet mis en place un projet qui d’aide humanitaire qui vise 5000 bénéficiaires, soit 65% de femmes et 50% de réfugiés. Il permettra de redynamiser l’économie locale et la cohésion sociale entre les réfugiés et les communautés d’accueils à travers le développement de l’entrepreneuriat féminin et l’autonomisation économique des femmes dans des chaînes de valeurs agro-écologiques positives.

En effet, entre 2003 et 2021, plus de 300.000 réfugiés centrafricains ont fui les hostilités dues aux crises successives qu’a connues ce pays voisin. Ils sont installés dans les régions de l’Est et de l’Adamaoua et vivent dans des conditions douteuses. « Garoua-Boulaï abrite actuellement 50 706 réfugiés centrafricains pour une population de 89036 habitants. Les réfugiés seuls représentent 36% de la population de notre commune. A leur arrivée, il y avait plusieurs organismes humanitaires qui s’occupaient d’eux.
Source: www.camerounweb.com