Des régimes de bananes sont préparés pour l’exportation
Le chiffre est trop marqué pour être rangé parmi les simples variations saisonnières. En août, le Cameroun n’a exporté que 13 319 tonnes de bananes, soit 35,3 % de moins qu’en juillet. Les trois principaux opérateurs reculent, mais pas à la même vitesse.
Après 20 577 tonnes en juillet, les expéditions ont atteint leur plus bas niveau mensuel de l’année. Hors année 2024, perturbée par un choc logistique, le recul moyen entre juillet et août était beaucoup plus limité. La contre-performance appelle donc une explication précise sur les récoltes, les ports et les marchés.
Plantations du Haut Penja reste le premier exportateur avec 9 108 tonnes, contre 13 577 un mois plus tôt. La Compagnie des bananes de Mondoni tombe à 1 138 tonnes, soit un repli de 65,6 %. La Cameroon Development Corporation résiste davantage, avec 3 073 tonnes contre 3 687 en juillet.
Sur un an, le recul global atteint environ 9 % par rapport à août 2025. Pour une filière créatrice d’emplois ruraux et de devises, la différence entre un accident ponctuel et une tendance durable est essentielle. Les planteurs supportent aussi des coûts de transport, d’intrants et de conformité difficiles à absorber lorsque les volumes diminuent.
Les données de septembre permettront de départager saisonnalité et problème structurel. En attendant, les opérateurs devraient documenter les causes du repli : rendement des plantations, disponibilité des navires, qualité des fruits, intempéries ou demande européenne. Sans ce diagnostic, le pourcentage impressionne mais n’éclaire pas encore la décision publique.