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Business News Sat, 27 Jun 2020

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Business informel: le bras de fer des producteurs d’eau en sachet

La production et la commercialisation de l’eau en sachet prospèrent au nez des pouvoirs publics, qui avaient pourtant interdit l’activité jugée dangereuse pour la santé des consommateurs.

L’eau en sachets se consomme désormais à grande échelle dans la capitale politique camerounaise. Les points de vente inondent la ville de Yaoundé. Nonobstant les mesures prises par les pouvoirs publics, la commercialisation de l’eau en sachet dont l’origine est douteuse se poursuit dans la plus grande sérénité. Les vendeurs sont aperçus dans tous les trottoirs, ballots en tête.

Bon nombre de personnes s’arrêtent dans les rues pour se désaltérer. Il s’agit, en plus des taximen, des élèves, et même des fonctionnaires. Certaines citoyens peuvent consommer 1 à 2 sachets, voire plus. A 50 FCFA le sachet, le liquide est à la portée de toutes les bourses.

L’activité connaît une prospérité évidente

Malgré l’interdiction formulée il y a peu les pouvoirs publics, plusieurs camerounais continuer d’investir dans cette activité qui relève plutôt du secteur informel. En effet, la vente d’eau en sachets avait déjà été proscrite le 11 mars 2011 par le préfet de Mfoundi. Mais, les fournisseurs foulent allègrement au pied cette interdiction. On retrouve ainsi sur le marché, une floraison de marques : Aquaba, Africa pure, Aqua, Vita. Etc. Les raisons qui poussent à consommer massivement de l’eau ensachée sont les pénuries auxquelles les habitants de la capitale font face.

Il existe des quartiers donc les coupures d’eau durent pratiquement une semaine, voire plus. Les populations de ces zones sont obligées de se ravitailler avec des sachets d’eau pour se rafraîchir. Malgré cela, il s’agit, très souvent, des produits d’origine douteuse. Les fournisseurs, en majorité, se ravitaillent auprès des sources, des puits mal entretenus ou ce qui tient lieu de forages.

Paul Henri, vendeur relate : «Je travaille pour la société Socroprocam située au quartier Nkoabang à Yaoundé. Je prends généralement un ballot d’eau et je l’écoule entre 15 H et 16 H. Je pointe rapidement quand je propose aux taximen parce qu’ils n’ont pas la possibilité de garer à chaque moment pour aller dans les boutiques acheter de l’eau. Nous sommes là en ce moment pour leur servir». Force est alors de constater que l’activité se développe dans tous les coins de rue. Non sans des risques élevés pour la santé des consommateurs.

La santé des consommateurs en danger

En effet, très peu de marques reçoivent un traitement approprié à l’usine de fabrication. Elles sont même souvent emballées de manière archaïque dans des domiciles privés et dans des conditions d’hygiène intolérables. Ceux qui en consomment s’exposent ainsi aux maladies telles que la typhoïde, le choléra, la dysenterie amibienne, Etc. De plus, après leur utilisation, les sachets plastiques se retrouvent généralement sur la voie publique. Plongeant la cité dans une insalubrité déconcertante. Une autre façon de polluer l’environnement.

Source: actucameroun.com

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