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Business News Tue, 24 Mar 2020

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Coronavirus: omerta sur le prix du ticket sur un péage automatique

En dehors de la filiale camerounaise du Sud-africain Group Five qui avait proposé le maintien du prix du péage automatique à 500 FCFA, comme actuellement pratiqué, les simulations des autres soumissionnaires portaient sur un taux de 2 500 FCFA.

S’achemine-t-on vers un ticket de péage quintuplé au Cameroun pour les 14 premiers qui seront concernés par l’automatisation ? La question se pose dans la mesure où la filiale camerounaise du Sud-africain Group Five qui proposait maintenir le ticket de péage automatique à 500 FCFA a été écartée de la course pour le financement, la conception, la construction, l'équipement, l'exploitation et la maintenance de 14 postes de péages automatiques dans le pays.

Les simulations effectuées par les autres entreprises soumissionnaires à l’avis d'appel public international à manifestation d'intérêt, en vue de la sélection des entreprises ou des groupements d'entreprises devant accompagner le gouvernement du Cameroun dans ce projet, envisageaient porter le prix de ce péage automatique à 2500 FCFA. Pour ces entreprises, le prix de 500 FCFA par ticket de péage pratiqué actuellement n’est pas rentable. Surtout que leurs estimations pour l’installation des péages automatiques prenaient en compte les montants nécessaires pour l’éventuelle acquisition des terrains, avec pour corollaire, les indemnisations des riverains ayant des biens se trouvant dans l’emprise des travaux.

Mais également, les frais liés à la maîtrise d’oeuvre. Notamment, les prix généraux, le dégagement des emprises, les terrassements, les chaussées, l’assainissement, le génie civil des postes de péage, les voies et réseaux divers, les bâtiments, auvents et cabines de péage et les équipements d’exploitation. Tout ceci a un coût, et celui-ci devrait être répercuté sur le prix du péage afin que le concessionnaire retenu rentre dans ses fonds pendant la durée de la concession.

En rappel, en octobre 2010 un rapport du comité technique de concertation sur l’automatisation du péage routier a conclu que la mise en œuvre de l’automatisation serait rentable immédiatement pour 14 postes sur les 45 que comptait le territoire national à cette époque-là qui, à eux seuls, représentaient 75% des recettes. L’objectif poursuivi par le gouvernement en mettant en place ces postes de péage routier automatiques, est de maximiser les recettes de péage. Ces recettes du péage routier jusqu’en 2012 ont même frôlé l’apoplexie.

En 2005 par exemple, elles étaient de plus de 5 milliards de FCFA, mais deux ans plus tard, elles sont tombées à 3 milliards seulement. Des variations de recettes qui avaient fini par irriter le chef du gouvernement qui en 2008, décide le lancement du processus d’automatisation des postes de péage, notamment ceux contenus dans le triangle rentable Yaoundé-Douala-Bafoussam-Yaoundé. Les observations du Premier ministre n’ont pas échappé aux inspecteurs du Contrôle supérieur de l’Etat, qui, en 2012, mènent alors une mission d’inspection au sein du Programme de sécurisation des recettes routières (PSRR).

Cette année-là, les 45 postes de péages du Cameroun déclarent à la direction générale des Impôts dont dépend le PSRR des recettes de plus de 5,2 milliards de FCFA sur la foi des quittances des versements en principe délivrés dans les perceptions de leur lieu d’installation. En décidant donc de lancer définitivement le processus de privatisation du péage routier, toute la difficulté réside désormais pour le gouvernement de trouver le moyen de faire passer chez les transporteurs, les usagers de la route et l’opinion publique une augmentation de 500% du ticket de péage, alors que l’état des routes reste le même.

De plus, il existe un risque d’une inflation en cascade, du coût du péage à celui des prix des denrées alimentaires, en passant par le prix du transport. C’est ce qui explique, semble-t-il, le silence maintenu par le gouvernement sur cette question.

Source: camer.be

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