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Covid-19/ Pénurie en vue du blé: bientôt du pain et des pâtes alimentaires à base de manioc

Thu, 18 Feb 2021 Source: Financier d’Afrique n°909

Une rencontre entre les acteurs de la filière et le ministre du Commerce s’est tenue le 10 février 2021 à Yaoundé pour une sortie de crise.

Les perturbations survenues au niveau du commerce mondial du fait de la pandémie à Coronavirus (Covid-19) plongent les meuniers du Cameroun dans un véritable désarroi. Avec la fermeture des frontières décidée par certains pays pour se prémunir de la crise sanitaire actuelle, il est devenu pratiquement difficile d’importer du blé, matière première principalement utilisée dans la fabrication de la farine de blé indispensable à la fabrication des beignets, du pain et même des pâtes alimentaires dans le pays. Une situation qui laisse planer le spectre d’une possible pénurie de ces produits tant prisés des consommateurs sur les espaces commerciaux.

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Dans l’optique d’éviter un tel scénario, une rencontre s’est tenue le 10 février 2021 au Ministère du Commerce à Yaoundé. Elle regroupait outre le patron de ce département ministériel et certains de ses proches collaborateurs, les représentants du Groupement des meuniers ainsi que ceux des associations de défense des droits des consommateurs. Au-delà de passer en revue la situation des approvisionnements, il a également été question pour les différentes parties de poser le diagnostic de la situation, afin d’en trouver des solutions idoines pour y remédier.

« Quand nous venons rencontrer le ministre du Commerce, c est parce que nous savons qu’il est la solution à nos problèmes », a indiqué Sakèr Elie Tsouogang, Président directeur général (PDG) des “boulangeries Saker” à Douala et “Mimosa”, par ailleurs, maire de l’arrondissement de Galim dans le département des Bamboutos, région de l’Ouest-Cameroun.

Alfred Momo, secrétaire général du Groupement des meuniers du Cameroun, a recommandé aux acteurs économiques de formuler des propositions écrites et structurées pour l’examen de leur faisabilité. C’est la même démarche qui a été faite autrefois, laquelle a conduit à la protection de la filière par l’Etat depuis 2008 par le biais de la défiscalisation.

Selon Luc Magloire Mbarga Atangana, le ministre du Commerce, « tout le monde est touché par la fiscalité sauf le blé. Preuve que le gouvernement vous aide. Votre filière bénéficie de l’exonération des droits de douane. Il est temps qu on s asseye ensemble pour chercher à sortir la tête de leau, et par ricochet, à préserver la paix sociale surtout en cette période marquée par la mise en application de l import-substitution », a-t-il exhorté.

Face à une éventuelle pénurie des produits à base de blé sur les marchés camerounais, il serait peut-être temps de trouver des substituts tels que la farine de manioc, patate, banane-plantain, maïs et bien d’autres produits du terroir. Une initiative du genre avait été entreprise depuis quelques années par Essimi Menye, l’ex ministre de l’Agriculture et du développement rural (Minader), aujourd’hui en exil. Seulement, celle-ci peine à être appliquée. Dans le cadre de là mise en œuvre de la politique de l’import-substitution, il est plus que temps de la mettre en pratique.

Source: Financier d’Afrique n°909

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