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Développement en Afrique : le modèle MC2 en exemple

Wed, 24 Nov 2021 Source: La Nouvelle Expression

La Banque africaine de développement, ONU-Habitat, l’Organisation internationale pour les migrations, le Programme des Nations-Unies pour le développement sont autant d’institutions qui soutiennent la dynamique de lutte contre la pauvreté impulsée par Afriland First Bank Guinée il y a cinq ans.

Cinq ans après l’arrivée en terre guinéenne du modèle MC2 fondé par Dr Paul Fokam, c’est en tout 100 MC2 et 36 MUFFA qui ont pignon sur rue sur l’ensemble du territoire national. A en croire Hadja Djénabou Kéita, présidente de la Fédération des MC2-MUFFA, un million de Guinéens sont sortis de la pauvreté au cours des cinq premières années du modèle au pays de Sékou Toure. Le président Alpha Condé n’est pas étranger au succès de ce modèle, lui que les populations guinéennes sont désormais habituées à voir en personne dans ces micro-banques de développement, encourageant leurs membres à profiter de cette opportunité d’empowerment financier inédite.

Le développement fulgurant du modèle MC2 le doit aussi au soutien et à l’appui de la Banque Centrale de la République de Guinée. Le Gouverneur Dr Louncény Nabé a présidé la cérémonie de l’Assemblée générale de la Fédération des MC2-MUFFA, occasion pour lui de réitérer le soutien du régulateur pour la promotion et le développement de cet outil de création de richesse.

Mme Hawa Beavogui, Ministre de la Femme et la famille, était également présente à la cérémonie, ce qui a rappelé aux uns et aux autres que le président de la république dédie son action à la promotion des jeunes et des femmes, socles de la famille.

Cette volonté positive portée par le gouvernement et la Banque centrale a porté des fruits au-delà de toute espérance ; non seulement chaque localité de la Guinée réclame sa MC2 ou sa MUFFA, mais l’adhésion collective des institutions internationales est désormais notoire.

L’événement a rassemblé les représentants de ces structures d’autonomisation financière, mais aussi des partenaires nationaux et internationaux. Tous ont un mot d’ordre : permettre aux femmes et aux jeunes de se prendre en charge. Chaque institution apporte le soutien rapporté à son secteur de compétence.

A commencer par le cadre de concertation de la finance inclusive comme avec le Programme des Nations-Unies pour le développement (PNUD) pour favoriser l’esprit d’entreprendre. Présent à la première AG de la Fédération, le Représentant résident du PNUD, Luc Grégoire, a rassuré : «Le partenariat qui lie Afriland First Bank et le PNUD pour développer la capacité endogène de formation et la promotion des instruments d’inclusions financières est très fort. Que les travaux de cette assemblée puissent permettre d’aborder une analyse bilancielle 2020 des activités mais aussi projeter les MUFFA et MC2 dans son nouvelle dynamique de gestion de qualité fondée sur la transparence, le respect des procédures et le ministère des bénéficiaires.»

De son côté, la Banque africaine de développement (BAD) a rejoint la dynamique et compte contribuer au refinancement des projets économiques locaux, dans le sillage du programme «Discrimination positive en matière de financement pour les femmes d’Afrique» (Affirmative Finance Action for Women in Africa, AFAWA en anglais), ainsi que le rappelle fort à propos M. Léandre Bassole, le représentant national de la BAD.

Le Bureau national de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) qui a pour mission d’aider l’État guinéen à mieux gérer son flux migratoire a également pris le soin de s’associer avec Afriland First Bank Guinée pour conduire à bon port son objectif stratégique de stabilisation communautaire, d’aide au retour et à la protection des migrants.

Ainsi que l’indique Idrissa Sompare, chargé des programme à l’OIM Guinée dans un documentaire consacré à la question de l’inclusion financière en Guinée : «Nous avons besoin de pousser la réflexion sur la question de l’inclusion financière. Ce que m. us cherchons à créer ici [dans le partenariat avec Afriland First Bank pour le soutien des MC2 -MUFFA NDLR], c’est l’émulation au niveau rural afin qu’elle puisse permettre aux jeunes de s’ouvrir des voies et moyens de s’occuper car les jeunes sont ceux-là qui migrent le plus…»

Conseillère technique ONU Habitat-Guinée, Gwendoline Mennetrier décrit le partenariat Afriland First Bank Guinée – ONU Habitat en termes de «renforcement organisationnel et financier de certaines couches sociales dont s’occupe la banque tout particulièrement les femmes et les jeunes». Dans le détail, ce partenariat vise à encourager l’utilisation de matériaux des alentours pour la construction de logements décents par les populations dans une logique d’économie circulaire.

L’Administrateur directeur d’Afriland First Banx Guinée, Guy Laurent Fondjo explique ce partenariat en des termes tout aussi simples : «Nous voulons mettre en place un écosystème pour que le matériel local soit mis à contribution par des ressources locales pour obtenir des logements à moindre coût. Cela va permettre de créer des entrepreneurs en grand nombre par corps de métier : dans la maçonnerie, la plomberie, la charpenterie…»

Le projet Handipreneurs logé au sein de l’Agence de promotion des investissements privés (APIP) est un autre dispositif de soutien à la création de richesse. Pour le cas d’espèces, Afriland First Bank Guinée y a contribué en coachant et en finançant des projets portés par des jeunes à mobilité réduite. Namary Camara, Directeur général de l’APIP, rapporte que 20 candidats ont bénéficié de la première cuvée dont certains sont d’ores et déjà installés comme chefs d’entreprise.

Afriland First Bank Guinée, qui aide les mutualistes à se mettre ensemble et à gérer leurs MC2 ou MUFFA, voit des perspectives favorables avec cette dynamique positive. Guy-Laurent Fondjo a profité de l’occasion de la tenue de la première Assemblée générale de la Fédération des MC2-MUFFA pour réitérer «l’engagement sans faille d’Afriland First Bank Guinée pour accompagner les efforts et contribuer à la mise en œuvre de toute action pour une meilleure gestion du modèle MC2».

Source: La Nouvelle Expression