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Business News Wed, 21 Jul 2021

E.commerce : le Cameroun perd sa place de leader de la zone CEEAC

Le maillot rouge du commerce électronique dans la zone CEEAC devient le Gabon.

Les résultats ont été publiés par GSMA (l’organisme qui regroupe les opérateurs télécoms dans le monde).

Le Gabon est suivi du Cameroun, le Rwanda, l’Angola, le Congo.

Le rapport GSMA (l’organisme qui regroupe les opérateurs télécoms dans le monde) et la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (Cnuced) vient d’être publié. Il indique à cet effet : « Les États membres de la CEEAC sont à la traîne de nombre de leurs pairs régionaux en ce qui concerne leur préparation à s'engager dans les achats en ligne et à en tirer profit. Les quatre premiers pays d'Afrique subsaharienne classés sont le Kenya (88), le Nigeria (79), l'Afrique du Sud (76) et Maurice (58). Toutefois, les 11 États membres de la CEEAC ne figurent pas parmi les 100 premiers, le Gabon étant le mieux classé (106). En termes de valeur de l'indice, quatre États de la CEEAC (le Gabon, le Cameroun, le Rwanda et l'Angola) obtiennent un score supérieur à la moyenne de l'Afrique subsaharienne (29), mais considérablement inférieur à la moyenne mondiale (55) ».

Dans le top cinq, le Gabon est numéro un de la CEEAC avec 38,3% de la population préparée aux achats en ligne. Viennent respectivement par ordre : le Cameroun (32%), le Rwanda (30,9%) ; l’Angola (30,4%) ; le Congo (14%).

Selon le rapport que vient de publier GSMA (l’organisme qui regroupe les opérateurs télécoms dans le monde) et la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (Cnuced), le Gabon est leader du commerce électronique dans la zone CEEAC (Angola, Burundi, Cameroun, République centrafricaine, Tchad, Congo, République démocratique du Congo, Guinée équatoriale, Gabon, Rwanda, São Tomé-et-Principe) pour le compte de l’exercice 2019.

Spécificités du rapport

L’organisme onusien note que l'état des services de commerce électronique dans la CEEAC est cependant affecté par plusieurs facteurs qui limitent potentiellement leur capacité à se développer. Il s'agit notamment du manque d'accès aux services d'Internet mobile et de leur coût pour de larges pans de la population (notamment les segments à faible revenu), de l'utilisation limitée des services de paiement numérique, des systèmes d'adressage inadéquats dans certaines zones urbaines et dans la plupart des zones rurales, des goulots d'étranglement dans le dédouanement et le commerce international en général, et d'un environnement commercial et macroéconomique difficile pour les jeunes entreprises (start-ups) de commerce électronique.
Source: www.camerounweb.com