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Exploitation du Fer au Cameroun: Sangha Mining au centre d’une honteuse cabale

Fer Congo Et Cameroun Travaux dans une mine d'exploitation du fer au Cameroun

Thu, 8 Jul 2021 Source: CONFIDENTIEL N 104

Malgré la signature du Memorandum d’entente le 25 juin dernier entre l’Etat du Cameroun et Bestway Finance Limited et Autsino resources group, la société Sundance Ressource ne lâche pas prise. Cette dernière s’est lancée dans une campagne de déstabilisation et de sabotage de l’entreprise Sangha Mining Development, filiale à 100% de l’entreprise Bestway Finance Limited, au lieu de s'en prendre à ses propres faiblesses.

L’Australienne Avima Iron Ore ne s’avoue pas vaincu, pourtant les dés ont été jetés. Celle-ci s’est lancée dans une cabale médiatique à l’encontre de Bestway Finance Limited et Autsino resources group. Avima Iron Ore estime s’être faite damer le pion par une société novice, constituée le 23 juin 2020 en tant que société privée à responsabilité limitée par actions et qui ne détient pas à proprement parler de faits d’armes dans l’exploitation minière à travers le monde, allant jusqu'à lui prêter des relations très poussées avec la présidence de la République. Une simple vue de l'esprit qui s'apparente malheureusement comme un aveu d'échec. Mais loin de se laisser distraire par cette déferlante campagne médiatique emprunte de délation, de mensonges et de contre-vérités, Bestway Finance Limited continue son déploiement.

Le projet est sur la bonne lancée, a-t-on appris d'une source proche du dossier. Une équipe technique chargée du suivi et de l'évaluation des activités du protocole d'entente entre le gouvernement camerounais et les partenaires relatif à la construction de la voie ferrée reliant Mbalam au Port de Kribi et d'un terminal minéralier multimodal au Port de Kribi, serait en gestation au ministère des Transports. Selon nos sources, cette équipe serait placée sous l'autorité et la supervision du ministre des Transports et du ministre des Mines, de l'Industrie et du Développement technologique. Elle aurait entre autre missions d'évaluer le chronogramme des activités proposées par le partenaire; d'élaborer un plan de travail pour le suivi du protocole d'entente ; d'évaluer les ressources financières et humaines nécessaires à la mise en œuvre des activités du protocole ; d'évaluer et de valider les rapports d'avancement des études soumis par le partenaire. Preuve s'il en est encore que malgré les pleurnicheries de Sundance, Bestway Finances Limited et ses partenaires continuent leur bonhomme de chemin en toute quiétude.

Au-delà donc de toute cette agitation médiatique, Avima Iron Ore joue au mauvais perdant en occultant la vérité. Les responsables de cette société oublient très souvent de dire à leurs affidés qu'ils n'ont pas été capables de respecter les clauses contractuelles qui les liaient à leurs partenaires gouvernementaux. Autre chose qu'ils oublient de relever, c'est que la société Sangha Mining Development a dû cravacher dur, en défendant avec force et succès son projet de développement devant un Comité National représenté par l’ensemble du Gouvernement congolais. Ce n’est donc pas le fruit d’un concours de circonstance ou le résultat des intérêts maffieux, ou encore un quelconque parrainage qui lui a permis d’obtenir la signature de ces trois conventions minières sur une durée de 25 ans chacun, encore moins la signature le 25 juin dernier de ce mémorandum d’entente, mais plutôt le résultat d’une expertise avérée dans le domaine.

Un projet titanesque

Sangha Mining Development a présenté aux autorités camerounaises et congolaises sa bonne foi. Par ailleurs Bestway Finance Limited et AutSino resources, respectivement incorporées à Hong Kong et en Australie s’inscrivent dans la continuité des instructions du président Paul Biya en ce qui concerne la stratégie nationale de développement (SND30). Il est prévu à cet effet l’extension de la ligne du chemin de fer reliant la ville de Kribi à celle de Pointe Noire sur environ 540 km et la construction du port minéralier d’une capacité de plus de 100 millions de tonnes par an à proximité de Kribi. Le montant consenti pour la réalisation de ces projets est estimé à 10 milliards de dollars soit environ 5.495 milliards de FCFA. Aucun fonds public ne sera requis pour le développement de ces gigantesques projets exclusivement adossés sur des efforts d’investissements corporatifs. Et l’Etat du Cameroun, bénéficiera de l’essentiel de l’investissement ferroviaire et portuaire initial. Grâce à ce projet intégrateur, le Cameroun et le Congo verront leurs économies booster, au point où ils deviendront communément la 5è plus grande puissance productrice de fer de la planète, derrière l’Australie, la Chine, le Brésil et juste devant la Russie. Et on parle de près de 20.000 empois direct. Comment comprendre que cette novice comme Avima Iron Ore l’appelle en matière d’exploitation minière ait réussi en un laps de temps à lui damer le pion en obtenant de l’Etat congolais trois titres miniers pour l’exploitation du fer dans les localités de Badondo, d’Avima et de Nabeba.

Pourquoi tant d’acharnement de la Avima Iron Ore ?

Ne serait-il pas judiciable d’encourager ou lieu de saboter cette équipe de jeunes qui veulent contribuer à leur manière au développement économique de ces deux états? Pourquoi l’entreprise Avima Iron Ore voit en Sangha Mining Development une rivale alors qu’elle gagnerait à apprendre d’elle et d’accepter par la même occasion qu’elle a été responsable de ses propres turpitudes? Pourquoi est-ce si dur pour elle de reconnaître que c’est son incapacité exacerbée pendant de nombreuses années, à exploiter un gisement de fer de classe mondiale qui lui a valu le retrait du permis d’exploitation pour le fer dits « Avima », «Badondo» et «Nabeba»? Doit-on encore lui rappeler les dispositions du code minier congolais qui prévoit qu’une entreprise minière titulaire d’un permis d’exploitation dispose de douze mois à compter de la date de signature d’attribution dudit permis pour commencer les travaux de développement minier, faute de quoi il se verra retirer le permis et ce, sans droit à l’indemnisation?

De plus, lors de la visite du ministre d’Etat congolais en charge des Mines et de la géologie, Pierre Oba, effectuée du 25 mai au 01er juin 2021, ce dernier avait été clair que sur le fait que ces permis ont été retirés à Sundance Resources et compagnie après de multiples mises en demeure, suite à son incapacité à développer les gisements de fer de Mbalam et de Nabeba depuis que la convention minière lui avait été attribuée. Il avait par ailleurs estimé que, même si on lui renouvelait ledit permis, la probabilité qu’elle parvienne à mettre en place un consortium apte à assurer la structuration, technique et financière, du projet combiné est nulle. Pour sauvegarder donc l’intérêt national et régional, l’État de la République du Congo s’est appuyé sur les articles 62 et 91 de la loi n°4-2005 du 11 avril 2005 et du Décret d’Application de 2007 du Code Minier afin de retirer à Sundance et compagnie lesdits permis. La messe est donc dite. Ces procès et autre gesticulation dans la presse tant nationale qu'internationale, ne changeront rien.

Source: CONFIDENTIEL N 104