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GICAM : Célestin Tawamba annonce de grands chantiers

Thu, 17 Dec 2020 Source: www.camerounweb.com

Réélu par ses pairs pour un second mandat à la tête du Gica,, Célestin Tawamba ne se donne pas de repos. Il annonce de grands chantiers. Tawamba mise sur le renforcement des liens entre le secteur privé et le secteur public. CamerounWeb vous propose un extrait des propos du président du Gicam recueillis par nos confrères d’Actucameroun.

« Après une telle réélection qui nous donne plus de force je voudrais saluer et remercier mes adhérant pour cette confiance renouvelée à l’équipe, à mon équipe brave travailleuse, forte, de femmes et d’hommes prêts à donner tout pour que les entreprises puissent prospérer au Cameroun. Le programme comme vous l’avez vu est vaste.

Premièrement je pense qu’il faudrait revoir le dialogue public-privé. C’est pourquoi nous avons demandé la suppression du Cameroon Business Forum (Cbf). Il faut le changer. Cette proposition a été faite dans le livre blanc de l’économie camerounaise. S’il n’y a pas un dialogue sincère et fécond, nous craignons que les mesures prises ne soient pas efficaces. Il faut donc un dialogue franc et sincère.

Deuxième chose, et non la moindre, il faut changer revoir notre système fiscal, il faut revoir le paradigme fiscal. On ne peut pas comprendre que dans un pays comme le Cameroun que l’on fiscalise une activité, que l’on fiscalise le chiffré d’affaires. Il n’y a aucune corrélation entre la base d’imposition du minimum qui est le chiffre d’affaires et la base d’imposition de l’impôt qui est i’I S. on ne peut pas concevoir que les entreprises qui sont en pertes paient les impôts.

On ne peut pas concevoir que les entreprises qui viennent d’être créer payent 5% du chiffre d’affaires au moment où elle a une base de revenu qui est assez inférieur à ses taux qui sont de deux ou de cinq qui sont des taux d’impositions qui dépasse les 100%. Donc c’est une fiscalité aujourd’hui qui est confiscatoire, qui est prédatrice, elle entretient non seulement l’informel mais elle détruit les investissements. Elle ne permet pas l’emploi, elle détruit la trésorerie des entreprises.

Troisièmement, nous devons faire la promotion du «locals contents» (productions nationales). On doit tout faire pour qu’au moment de l’ouverture des barrières, qu’au moment de l’ouverture du marché dans la zone de libre-échange continentale que les entreprises camerounaises soient plus fortes. Que la croissance soit endogène. Pour cela, il faut qu’on donne plus de marché à l’entreprise nationale.

Il faudrait mettre en place une réelle politique de la transformation nationale. Que ce ne soit plus seulement de l’incantation. Qu’on ne soit plus là seulement pour déclarer. Nous devons la mettre en œuvre. Le Cameroun a des atouts pour lesquels les entreprises ont besoin qu’on leur donne un peu d’oxygène. Les entreprises camerounaises sont asphyxiées, il est temps que ça change.

Enfin nous devons transformer fondamentalement notre patronat. Nous devons transformer l’institution Gicam. Qui doit être plus proche de ses adhérents. Nos adhérents doivent être tes clients du Gicam et la maison de l’entreprise. C’est un puissant outil pour lequel nous devons tout mettre en œuvre pour transformer cela. »

Source: www.camerounweb.com

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