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Business News Tue, 6 Apr 2021

ITIE : voici pourquoi le Cameroun est suspendu

Le pays, qui n’a pu produire son rapport 2018 au 31 mars 2021, a un an pour le produire au risque de se voir exclure de cette organisation internationale.

Depuis le 1er avril 2021, le Cameroun est provisoirement suspendu de l’ITIE. Son statut a changé sur le site de l’organisation. Le carré placé devant le Cameroun qui affichait une couleur vert clair (progrès significatif) le 31 mars dernier, est passé à jaune (progression inadéquate ou suspendu). Peu avant cette suspension, la société civile tirait déjà la sonnette d’alarme. Car le 31 mars 2021 était la date butoir accordée au Cameroun pour produire son rapport 2018.

Dans une lettre adressée le 18 février 2021 au ministre des Finances, Louis Paul Motaze, par ailleurs président du comité ITIE-Cameroun, «j’ai le plaisir de vous informer que le conseil d’administration international de l’ITIE vous a accordé une prorogation de trois mois de l’échéance de déclaration pour la publication du rapport 2018, suite à la demande du Groupe multipartite (GMP) de l’ITIE-Cameroun», a écrit Helen Clark, présidente du Conseil d’administration de l’ITIE.

Un site minier au Cameroun Ministre des mines

Le pays, qui n’a pu produire son rapport 2018 au 31 mars 2021, a un an pour le produire au risque de se voir exclure de cette organisation internationale.

Depuis le 1er avril 2021, le Cameroun est provisoirement suspendu de l’ITIE. Son statut a changé sur le site de l’organisation. Le carré placé devant le Cameroun qui affichait une couleur vert clair (progrès significatif) le 31 mars dernier, est passé à jaune (progression inadéquate ou suspendu). Peu avant cette suspension, la société civile tirait déjà la sonnette d’alarme. Car le 31 mars 2021 était la date butoir accordée au Cameroun pour produire son rapport 2018.

Dans une lettre adressée le 18 février 2021 au ministre des Finances, Louis Paul Motaze, par ailleurs président du comité ITIE-Cameroun, «j’ai le plaisir de vous informer que le conseil d’administration international de l’ITIE vous a accordé une prorogation de trois mois de l’échéance de déclaration pour la publication du rapport 2018, suite à la demande du Groupe multipartite (GMP) de l’ITIE-Cameroun», a écrit Helen Clark, présidente du Conseil d’administration de l’ITIE.

Cet ultimatum, qui est resté lettre morte, a pris fin le 31 mars dernier, actant ainsi la suspension temporaire du Cameroun de cette organisation internationale basée à Oslo (Norvège), qui regroupe 50 pays désireux de promouvoir la transparence dans la gestion de leurs ressources naturelles. Pour être réintégré, le Cameroun doit produire dans un délai d’un an, le rapport attendu, faute de quoi il sera radié de cette instance. Aucune communication officielle n’a jusque là été faite par le gouvernement.

Depuis son adhésion en 2005, deux ans après la création de l’ITIE, le Cameroun, dit-on, travaille à améliorer la transparence dans les secteurs pétrolier, gazier, minier, etc. D’après des experts, cette suspension risque d’avoir un impact sur ses rapports avec ses partenaires au développement, notamment les institutions de Bretton Woods (Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI). Dans le cadre de ses traditionnelles missions de revue, le FMI fait, entre autres, le suivi de la mise en œuvre de l’ITIE.

Les rapports ITIE sont en outre des instruments que les pouvoirs publics peuvent exploiter pour augmenter les revenus gaziers et miniers et prévenir la contrebande. Ils permettent par ailleurs aux citoyens de s’informer sur la gestion des ressources naturelles de leur pays et les revenus ainsi générés.
Source: Cameroon Info