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Il n’y a aucune compétence au Cameroun - la Française Draïf de Ola Energy Cameroun

Sat, 29 Aug 2020 Source: abkradio.com

Les employés de l’entreprise de distribution des hydrocarbures accusent Cyrine Draïf, administratrice générale de l’entreprise d’abus d’autorité, de licenciement abusif, d’esclavagisme et de népotisme. Par ailleurs, un plan de restructuration non consensuel pourrait être engagé dans les prochains jours. Autant de réclamations qui pourraient si elles ne sont pas satisfaites pourraient déboucher à un mouvement d’humeur au sein de l’entreprise.

Tous les signaux semblent le montrer, on se dirige vers un mouvement d’humeur à Ola Energy Cameroun. Les employés de l’entreprise OLA Energy Cameroun ( ex Oilybia ) accusent leur administratrice d’abus d’autorité, d’esclavagisme et dénoncent le plan de restructuration qui serait annoncé. D’après plusieurs sources au sein de l’entreprise, les employés se plaignent de la gestion de la société de distribution d’hydrocarbures par son Administratrice Générale, la franco-tunisienne Cyrine Draïf.

Cette dernière aurait limogé plusieurs hauts responsables de l’entreprise de façon abusive en moins de 4 mois dont le Trésorier Hawaou Sanda et le Directeur des Ressources Humaines Patrick Bissa ( licencié en 3 jours pour… avoir modifié un compte rendu de réunion avec un syndicat !!! ). Ola Energy Cameroun serait donc devenue l’une des rares filiales de multinationales au monde à fonctionner sans directeur administratif et financier.

Cyrine Draïf, la franco-tunisienne par qui le scandale arrive

Aussi, elle est accusée d’abus de pouvoir et de traitements inhumains à l’encontre des employés: « Certains employés souffrent aujourd’hui de troubles psychologiques liés à leur traitement au sein de l’entreprise. Cette femme nous traite pire que des esclaves » note l’une de nos sources au sein de la société, qui révèle également que la franco-tunisienne affiche des attitudes insultantes vis à vis du Cameroun, en affirmant par exemple à qui veut l’entendre qu’ « il n’y a aucune compétence au Cameroun ».

Débauchée d’une succursale sierra-léonaise d’une entreprise concurrente, Cyrine Draïf est également accusée de népotisme par les employés de l’entreprise: « depuis qu’elle est arrivée, on ne voit aucune promotion en interne. Elle donne plus de pouvoir délégué à des expatriés ».

« Il n’y a aucune compétence au Cameroun ».

Mais en plus, ses collaborateurs lui reprochent d’avoir eu des conflits personnels avec certains partenaires de l’entreprise. Aussi, la Société Camerounaise Équatoriale de Fabrication de Lubrifiants (SCEFL) qui est une succursale de l’entreprise est en quasi arrêt de fonctionnement depuis Mars 2020, « après qu’elle ait décidé de refuser de régler un différend avec l’administration des impôts pour un redressement fiscal, conduisant de la sorte à l’arrêt des activités de l’entreprise et la mise au chômage de 40 personnes ». Cette attitude et bien d’autres frasques ( comme la fermeture unilatérale de tout le réseau de distribution de Ola Energy Cameroun dans la région de l’Est Cameroun pendant des semaines suite à des soupçons de détournement de fonds par …un employé) et la mise en danger ou les ruptures des contrats avec plusieurs gros clients, au rang desquels Nexxtel, MTN ( qui devrait vraisemblablement se pourvoir en justice très bientôt ) et Bocom causent de fortes pertes financières dans les caisses de l’entreprise.

Plan de restructuration unilatéral

Mais dans ce contexte de pandémie du Covid19, Cyrine Draïf est également la figure de proue d’un vaste plan social de restructuration de l’entreprise, pourtant longtemps nié en public. Si les employés ne rejettent pas ce plan de restructuration, ils estiment cependant qu’il devrait se tenir dans la cadre de la loi camerounaise. Aussi, ils sollicitent que le maximum d’employés soient suffisamment informés et même associés à toute prise de décision, une procédure par exemple qui n’a pas été respectée dans le limogeage du Directeur des Ressources Humaines Patrick Bissa. Sommé de s’expliquer sur une « modification de procès-verbal de réunion », il avait par la suite été limogé dans la foulée.

Si les employés ne rejettent pas ce plan de restructuration, ils estiment qu’il devrait se tenir dans la cadre de la loi camerounaise.

Si la situation est tendue chez ce distributeur bien en vue, ses employés ne sont pas restés les bras croisés. En mai dernier, un collectif avait déjà envoyé un mémorandum adressé aux autorités publiques camerounaises, mémorandum quasiment resté lettre morte jusqu’à lors (images ci dessous). Ils y dénonçaient le climat social délétère au sein de l’entreprise, mais ils constatent à regret que depuis cette sortie, celui-ci n’a de cesse d’empirer. Aujourd’hui, les employés souhaitent ni plus ni moins que le départ de leur administratrice, d’après une autre source qui a requis l’anonymat: « Nous ne la considérons plus comme une interlocutrice ». Ils menacent de passer à la vitesse supérieure dans les prochains jours, en engageant un mouvement d’humeur généralisé. En attendant, la médiation des autorités publiques est attendue dans la gestion de cette crise.

Source: abkradio.com

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