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Business News Sat, 7 Mar 2020

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La ligne ferroviaire Belabo-Ngaoundéré bientôt renouvelée

La réhabilitation de ce tronçon entre dans le cadre de la construction et la modernisation des infrastructures dans la perspective du développement industriel national et sous–régional.

La vision « Cameroun 2035 » exige des avancées concrètes dans tous les secteurs. Il est donc clair que celui des transports ne fait pas exception à la règle. C’est dans ce contexte que s’est tenu, le 6 mars à Yaoundé, l’atelier de validation de l’étude de faisabilité pour le renouvellement de la ligne ferroviaire Belabo-Ngaoundéré, qui appartient au tronçon Transcam 2.

Le ministre des Transports, Jean Ernest Massena Ngalle Bibehe, a justifié l’importance de cette rencontre par le que « le chemin de fer occupe une place de choix dans la perspective du développement industriel ». Il convient de préciser que la réhabilitation de l’axe ferroviaire Belabo-Ngaoundéré, s’inscrit dans le cadre du « Programme Quinquennal n°2 des investissements de la convention de concession de l’activité, et vise à répondre à un besoin réel de transport de marchandises et de voyageurs », ajoute Ngalle Bibehe. À l’écoute des réflexions du ministre des Transports, l’intérêt et l’urgence de ce projet pour les opérateurs économiques camerounais et des pays sans ouverture sur la côte, ne sont plus à démontrer.

Pour éviter le pire

L’Union européenne, partenaire du Cameroun, a soutenu l’étude présentée durant cet atelier par un don de 550 000 euros, soit un peu plus de 360 millions de FCFA. Dans l’analyse du trafic associé à cette réhabilitation ferroviaire, le bureau espagnol Typsa, représenté à l’occasion par Louis Maria Navarro et Pablo Marti, rappelle que « la contribution au trafic de marchandises de la section Bélabo-Ngaoundéré a sensiblement diminué, passant de 71% en 2012 à 43% en 2018 ». Ce qui revient à conclure que « la participation moyenne du tronçon Belabo-Ngaoundéré, dans le total de la ligne, pour la période 2012-2018 est de 54%. Un taux que les économistes et les experts du secteur des transports trouvent faible. L’optimiser est à présent un impératif catégorique qui fait l’unanimité durant cet atelier.

« L’exploitation imminente des minerais dans la région de l’Adamaoua va solliciter d’avantage le chemin de fer », soutient le ministre des Transports, comme pour donner à son auditoire bien attentif, un cas de figure d’enjeux économiques latents, associés à l’urgence d’exécuter de ce projet ferroviaire.

Bientôt le début des travaux

L’étude de faisabilité qui se valide durant cet atelier vise à vérifier la pertinence de l’investissement envisagé, valider les caractéristiques menées à ce jour visent. Il est également question de valider les caractéristiques techniques des investissements pour le projet, et de donner une estimation du coût du projet, si l’on s’en tient aux explications de Claude Misse Ntone, directeur des transports ferroviaires dans ce département ministériel.

Le tronçon ferroviaire Belabo-Ngaoundéré est vieux de 46 ans. Le démarrage des travaux pour son renouvellement est prévu pour l’année 2020. La réhabilitation intégrale de cette ligne ferroviaire s’étendra sur une période de cinq ans jusqu’à la mise en service intégrale du projet.

Source: ecomatin.net

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