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Le Cameroun cherche des vignettes pour lutter contre le vin et les cigarettes contrefaits

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Wed, 18 Aug 2021 Source: www.camerounweb.com

Ces vignettes renforcer la lutte contre la contrebande.

Les opérateurs de la contrebande ont réussi à les falsifier les anciennes vignettes.

Cette technique vise à capter les milliards de FCFA perdus par le fisc camerounais.

Le Cameroun a introduit dès l’année 2012, l’estampillage de ses produits. Selon les autorités camerounaises, les contrefacteurs et autres opérateurs de la contrebande ont réussi à les falsifier, ce qui permet souvent de tromper la vigilance des douaniers. C’est pourquoi, le 9 août 2021, le ministre des Finances, Louis Paul Motazé, a lancé un appel international en vue du recrutement d’un prestataire devant fournir au gouvernement des vignettes plus sécurisées. Celles-ci serviront à renforcer la lutte contre la contrebande et la contrefaçon des vins, spiritueux et autres cigarettes.

L’estampillage au moyen de vignettes sécurisées vise à récupérer les milliards de FCFA perdus chaque année par le fisc, à cause de la contrebande et la contrefaçon des produits susmentionnés.

10 milliards de perdus

Selon les données gouvernementales, les pertes fiscales induites uniquement dans la filière cigarette, par exemple, s’élèvent à environ 10 milliards de FCFA chaque année.

Selon certaines études, la plupart des pertes enregistrées du fait de la contrebande se trouve dans les échanges commerciaux entre le Cameroun et ses partenaires extérieurs. Notamment le Nigéria, avec qui le pays partage plus de 1500 km de frontières. Mais aussi la République centrafricaine et le Tchad, à travers les corridors Douala-Bangui et Douala-Ndjamena, pour des marchandises à destination de la Centrafrique et du Tchad, où d’importantes quantités de marchandises transitent quasiment sans interruption en longueur d’année. Selon les statistiques du ministère des Finances, ces activités constituent de véritables fléaux pour l’économie camerounaise, dans la mesure où elles font perdre, chaque année, environ 100 milliards de F au Trésor public. Et pour étayer ces données, une enquête conduite par le Groupement interpatronal du Cameroun (Gicam) entre 2010 et 2011 révèle que plusieurs entreprises membres du mouvement patronal ont enregistré d’importantes pertes du fait de la contrebande ou de la contrefaçon. Parmi elles, la société Colgate Palmolive qui a perdu 600 millions de F sur son chiffre d’affaires en 2011. La Socatral, entreprise spécialisée dans la production des tôles, a affiché des pertes de l’ordre de neuf milliards de F, au cours de la période indiquée.

Source: www.camerounweb.com