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Le Cameroun veut réduire son rythme d’endettement de 50 %

Ministere Finances En mai 2022, le niveau d’endettement est de 45,1%

Tue, 19 Jul 2022 Source: www.camerounweb.com

• Le gouvernement ambitionne de contenir l’endettement du pays à 50% du PIB

• En mai 2022, le niveau d’endettement est de 45,1%

• L’État du Cameroun entend accroître son endettement de seulement 4,3% du PIB

Le Cameroun projette son PIB nominal à 33 026 milliards de FCFA en 2025. Pour contenir son endettement à 50% du PIB à cette date, le pays devrait donc augmenter sa dette, évaluée à 11 672 milliards de FCFA à fin mai 2022, d’au plus 1420 milliards de FCFA, soit de moins de 400 milliards de FCFA par an. Ce qui est un vrai défi. Pour s’en rendre compte, il faut savoir que la dette du secteur public dans le pays a crû de plus 4 000 milliards FCFA entre 2016 et 2020, passant de 6 000 à 10 000 milliards FCFA sur une période de 4 ans. Au cours des deux dernières années, la dette publique a progressé de 1026 milliards en 2021 et 512 milliards de FCFA en 2020.

Selon le document de programmation économique et budgétaire à moyen terme (2023-2025) de l’État du Cameroun, base du débat d’orientation budgétaire (DOB) 2022, le gouvernement ambitionne de contenir l’endettement du pays à 50% du PIB en 2025, contre 45,1% à fin mai 2022. Ce qui signifie qu’au cours de la période d’un peu plus de 3 ans allant de juin 2022 à 2025, l’État du Cameroun entend accroître son endettement de seulement 4,3% du PIB.

À ce jour la dette publique du Cameroun est jugée « viable, avec un risque de surendettement élevé ». L’objectif final du gouvernement est de ramener le risque de surendettement à un niveau modéré, voire faible, dans quelques années pour améliorer les conditions d’endettement du pays (réduction des taux d’intérêt, augmentation des maturités…). Pour cela, en plus de réduire son rythme d’endettement, le pays prévoit également d’élargir progressivement de l’assiette fiscale et de renforcer la capacité de mobilisation des recettes d’exportations grâce à sa politique d’import-substitution.

Pour atteindre son objectif, le Cameroun prévoit de mettre un accent sur le règlement de la dette à bonne date et l’apurement de tous les arriérés intérieurs (restes à payer, dettes flottantes, dettes non structurées…). Le pays mise aussi sur la mobilisation efficiente des ressources à travers une programmation optimale des tirages extérieurs et des émissions de titres publics. Toutes choses qui seront assurées par des mesures administratives comme le respect des plafonds d’endettement définies dans la stratégie d’endettement ou encore l’obligation de saisir le Comité national de la dette publique (CNDP).

Source: www.camerounweb.com