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Business News Tue, 29 Jun 2021

Les difficultés des femmes entrepreneures au Cameroun

Plus de 30 % des promoteurs des entreprises sont des femmes.

Les femmes constituent un potentiel de l’ordre de 50 % de la population active

Les conditions d’accès au financement pour les femmes sont plus difficiles

L’une des principales difficultés à l’entreprenariat féminin est l’accès au financement. D’après Isabelle Ekeme, entrepreneure, les conditions d’accès au financement pour les femmes sont plus difficiles. « En termes de garanties, il y a une discrimination. Par exemple pour les femmes mariées, on sollicite la signature du conjoint comme caution et pour les crédits à court terme, il y a des contraintes des délais et même des taux », a-t-elle indiqué. Cette situation constitue un gros handicap pour les activités portées par les femmes. Faute de financement, elles ne peuvent investir de manière importante.

Même si les législations en matière foncière n’établissent aucune différence entre l’homme et la femme, cette dernière du fait des considérations socio culturelles éprouvent des difficultés à acquérir la terre. « Dans notre société explique-t-on, la femme n’a pas droit à l’héritage et du coup l’accès à la propriété n’est pas toujours évident pour elle».

Les chiffres

Selon le rapport général des entreprises réalisé en 2016, plus de 30 % des promoteurs des entreprises sont des femmes. Elles sont d’ailleurs aujourd’hui très présentes dans le Made in Cameroon. Notamment dans la cosmétique, l’agro alimentaire ou le textile. Elles constituent par ailleurs un potentiel de l’ordre de 50 % de la population active. Seulement, elles rencontrent d’énormes difficultés à se mouvoir dans le tissu entrepreneurial. Leurs difficultés ont été davantage vulgarisées lors des Journées Commerciales Cameroun-France organisées par le Mouvement Patronal Ecam les 16 et 17 juin derniers.

La plupart des femmes entrepreneures font face à un problème de formation. Pour certaines, c’est du fait de leur faible niveau de scolarité (45 % des femmes sont analphabètes). Pour d’autres, le coût d’accès aux formations en termes d’investissement. Conséquence, on observe un manque de professionnalisme dans leurs activités et par ricochet un faible niveau de rentabilité. En présentant ces difficultés, les femmes entrepreneurs camerounaises ont souhaité que des études soient menées par les autorités afin de définir les causes et y apporter une réponse adéquate. D’après elles, la femme camerounaise reste marginalisée en termes d’accès aux ressources financières et matérielles.
Source: www.camerounweb.com