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Business News Thu, 8 Jul 2021

Loi des finances du Cameroun : ce qu’il faut savoir sur le budget de l’Etat de 2022

Il est évalué à 5 649 milliards FCFA.

Une enveloppe en hausse de 68,4 milliards en valeur absolue et de 1,2% en valeur relative par rapport à 2021.

Il indique également les principaux chantiers du gouvernement sur cette période

Le budget du Cameroun sera adopté lors de la session de novembre 2021. Mais avant cette adoption, il a fait l’objet d’un débat à l’Assemblée nationale. Un débat qui a montré ses grandes tendances. Selon le rapport de la Commission des finances et du budget de l’Assemblée nationale du 6 juillet dernier, portant sur le Débat d’Orientation Budgétaire (DOB) tenu le 4 juillet dernier, le gouvernement projette pour l’exercice 2022, un budget évalué à 5 649 milliards FCFA. Une enveloppe en hausse de 68,4 milliards en valeur absolue et de 1,2% en valeur relative par rapport à 2021. «Le déficit budgétaire global quant à lui est projeté à 516milliards FCFA en 2022 contre 753 milliards FCFA en 2021, soit une réduction de 237 milliards du besoin de financement de l’État », peut-on lire dans le document. Ce Document de programmation économique et budgétaire à moyen terme pour la période 2022-2024 indique également les principaux chantiers du gouvernement sur cette période. C’est notamment le cas de la poursuite de la riposte contre la Covid-19, la finalisation de la mise en œuvre des grands projets de première génération, l’organiser la Coupe d’Afrique des Nations (CAN Total Énergies 2021), la reconstruction et le développement des régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, l’accélération du processus de décentralisation. Tout comme la poursuite de la mise en œuvre de la Couverture Santé Universelle (CSU), la politique du livre ; le maintien de la veille sécuritaire sur toute l’étendue du territoire national, la réduction de la dette intérieure et la mise en œuvre des réformes structurelles visant à maintenir le Cameroun sur la voie de l’émergence à l’horizon2035, notamment par la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Développement (SND30). Aussi, le gouvernement prévoit dès 2022 de travailler notamment à porter à au moins 60% la part de la commande publique attribuée aux entreprises locales, à mettre à la disposition des collectivités territoriales décentralisées 15% des recettes de l’État, à promouvoir l’émergence et le soutien des champions nationaux. Par ailleurs, la pression fiscale devrait être portée à 12,5% en 2022 contre 11,80% en 2021 et à 13,55% à l’horizon 2024.

Les questions des députés

Profitant de la présence du MINFI au parlement les députés posé plusieurs questions sur la pertinence de la politique de l’État dans divers domaines pour la période 2022-2024. Théophile Baoro, vice-président de l’Assemblée nationale, a voulu savoir ce « que fait le gouvernement pour promouvoir l’impôt substitution afin de booster le développement local »? À ces préoccupations et bien d’autres, le ministre Louis Paul Motaze a répondu que le gouvernement travaille à corriger les insuffisances et à agir en fonction des priorités. L’honorable Cabral Libii du PCRN dans la verve qu’on lui connait a estimé qu’ « on ne peut pas avoir pour option stratégique la transformation structurelle, qui s’oppose en politique économique au Big Push, et nous dire dans le même document qu’en dix ans on va construire 15 barrages [alors que] sur les dix précédentes années, on n’a pas pu en construire quatre ». En réponse, le MINFI précisera que « nous sommes au débat d’orientation budgétaire. Il ne s’agit pas aujourd’hui de discuter de la loi de finances 2022. Il s’agit de voir les grandes tendances, parce que le débat d’orientation budgétaire permet aux parlementaires d’apporter également leur touche à la préparation du budget. Sa camarade du Pcrn Rolande Ngo Issi s’est à son tour questionné sur les questions d’electricité« Comment expliquer le non fonctionnement de la caisse de dépôt et de consignation? L’État peut-il atteindre ses objectifs avec l’insuffisance criarde de l’énergie électrique» ? s’est-elle interrogée.
Source: www.camerounweb.com