0
Business News Fri, 24 Sep 2021

Lutte contre la corruption: Atanga Nji et Eyebe Ayissi évitent la CONAC

Cette réalité est une évidence qui transparaît de la présentation du Rapport sur l’état de la lutte contre la corruption au Cameroun en 2020 au palais des Congrès ce 23 septembre 2021.

Le Dr Dieudonné Massi Gams, le patron de la Commission nationale anti-corruption (Conac), impute ce relâchement des activités des Administrations aux effets dévastateurs de la Covid-19. Il a de ce fait constaté la diminution du nombre de contributions reçues pour l’élaboration du Rapport 2020.

En effet alors que pour l’édition 2019, la Conac avait reçu au total 98 contributions externes, ce nombre est passé à 65 en 2020. Cela représente une baisse de 33 contributions en valeur absolue et de 33,67% en valeur relative. La baisse concerne aussi certaines juridictions. On est passé à cet effet de 19 contributions en 2019 à 11 en 2020.

Au niveau des départements ministériels, 25 ministères ont fait parvenir leurs contributions contre 31 en 2019. Les ministères tels que l’Administration territoriale ; le ministère de l’Agriculture et du développement rural; le ministère du Cadastre et des affaires foncières; le ministère de la Décentralisation et du développement local ; le ministère des Forêts et de la faune; le ministère de l’Elevage, des pêches et des industries animales; entre autres n’ont pas déposé leur contribution.

Juridictions

En ce qui concerne les entreprises publiques, la Conac a reçu 17 contribu- tions contre 27 en 2020, soit un gap de 10 entreprises. Les organisations de la société civile ne sont pas en reste car on est passé de 9 contributions en 2019 à 8 en 2020. Pour ce qui est des collectivités territoriales décentralisées, il n’y a eu aucune contribution enregistrée comme ce fut le cas en 2019.

De l’exploitation de dénonciations reçues sur la ligne verte de la Conac, 1517, il ressort que 12 675 appels ont été reçus en 2020, contre 17 350 en 2019, soit une baisse de 4675 en valeur absolue et 26,94 % en valeur relative.

Sur 2470 appels ayant un lien direct avec la corruption, 17% concernent le sous-secteur des transports routiers, qui de ce fait est le plus décrié.

Il est suivi dans l’ordre par les Affaires foncières (14,60%), les Forces de maintien de l’ordre (13,60%), les Finances (12,60%), et la Justice (11,30%).Le Rapport sur l’état de la corruption au Cameroun, est un document de 224 pages présentant cinq titres comme les éditions antérieures.

On retient les activités de lutte contre la corruption dans les secteurs suivant: les institutions de contrôle; les juridictions ; les départements ministériels ; les entreprises publiques et le secteur privé et de la société civile. Il s’agit là d’un document important sur lequel Le Messager va revenir dans ses prochaines parutions.
Source: Le Messager