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Malgré l’abondance des supers marchés, les prix des produits ne baissent pas

Carrefour Cameroun Boycott L’abondance des supers marchés n’a aucun impact sur les prix

Thu, 21 Jul 2022 Source: www.camerounweb.com

• Yaoundé et Douala connaissent boom des enseignes étrangères

• L’abondance des supers marchés n’a aucun impact sur les prix

• Il y a une augmentation de la production locale pour ce qui est des denrées du terroir

Les promoteurs de ces grandes surfaces sont clairs. L’abondance des supers marchés n’a aucun impact sur les prix. Selon eux, ce n’est pas le nombre de supermarchés installés dans les villes qui fera baisser les prix au Cameroun, mais l’augmentation de la production locale pour ce qui est des denrées du terroir. « Si par exemple, l’on a 30 usines de production d’huile raffinée qui fonctionnent toutes au même niveau, le prix de l’huile ne fera que baisser », explique Thierry Eloundou, chef d’unité marketing et communication d’un supermarché au quartier Bastos. Hilaire Amougou, chef de rayon dans un complexe commercial au quartier Essos est du même avis : le problème des prix ne se situe pas au niveau des supermarchés, mais au niveau de la production.

D’après lui, il n’en est rien, puisque ce ne sont pas les promoteurs qui fixent les prix, et ils se contentent d’appliquer la marge légale imposée par les pouvoirs publics. « Ce n’est pas eux qui décident de baisser les prix ou pas », prévient Thierry Eloundou. L’on apprend alors que ce sont plutôt les producteurs qui fixent les prix sur la base du prix d’achat. Les clients vont dans le même sens, les commerces se multiplient mais les prix ne changent pas.

Une autre cliente, Nadine M, fait aussi remarquer que les prix sont presque les mêmes dans les commerces de la même gamme. « Les prix des produits des grandes enseignes sont plus élevés parce que la qualité y est. Les denrées sont mieux contrôlées et conservées qu’ailleurs », croit savoir la jeune dame. Pour faire face à la concurrence, les promoteurs organisent plutôt des campagnes promotionnelles sur certains produits. Les clients payent alors le prix de ces charges à travers les produits qu’ils achètent.

Jérôme Banda, jeune cadre dans une banque, fréquente assidûment trois supermarchés pour effectuer ses courses. L’un a ouvert il y a quelque deux ans et est situé tout près de son lieu de travail au centre-ville. Le deuxième ouvert plus récemment se trouve à Nkoabang, un quartier qu’il fréquente régulièrement au Biyem-Assi. Il pense que le boom des grandes surfaces ne fait pas baisser les prix des produits.

Source: www.camerounweb.com