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Marché Essos : des Bayam-Sellam dénichent un trésor dans la vente des tomates

Fri, 26 Mar 2021 Source: agencecamerounpresse.com

Dans cet espace commercial au cœur de Yaoundé, leur témérité ne s’épuise pas à longueur de journée quant il faut conquérir la clientèle qui se fidélise grâce une politique de vente savamment développée par ces actrices de l’économie informelle. Des tomates de diverses provenances au Cameroun, elles réussissent à passer les commandes à des prix abordables et à les revendre en détails aux acheteurs. Ce qui leur permet de glaner des bénéfices non négligeables, moyens efficaces de leur autonomisation sur le plan économique.

Les Bayam-Sallam comme l’on peut aisément décoder portent bien leur qualification de « revendeuses ». Au marché Essos à Yaoundé, elles ont découvert dans la vente des tomates, une niche de revenus. Et ce n’est pas, Marie Ngassa qui mène cette activité depuis deux ans qui va nous démentir. « Grâce à cette activité commerciale, je nourris ma famille, je prends en charge l’éducation de mes enfants, les soigne aussi. Mon quotidien est réglé comme sur du papier à musique. Je me lève le matin à 4 heures, fais le ménage à la maison et apprête mes enfants pour l’école. Après, je me rends au marché du Mfoundi 8ème où je paye mon cageot de tomates, les condiments et je viens m’asseoir au marché Essos pour revendre mes marchandises. Tout ce que Dieu me donne, je prends et à la fin de la journée je rentre chez-moi faire à manger à mes », confie-t-elle.

Les tomates revendues par Marie Ngassa proviennent de diverses localités des régions du pays. « Les tomates que vous voyez sont produites à Bagangté, Foumbot même au Nord. C’est de là-bas qu’on transporte pour 8ème. Nous achetons pour venir revendre dans les différents marchés. Il y a des jours où je peux payer le cageot à 5 000 francs CFA, le prix peut varier. Si je paye par exemple à 6 000 F, je peux avoir un bénéfice de 2 000 F sur le cageot, voire 5 000 si j’ai la chance surout pendant les périodes où ces fruits coûtent moins chers. Il y a aussi des moments où je perds. Un cageot acheté à 5 000 F, jeux souvent revendre à 3 000 francs. Le marché de la tomate, c’est la tombola », ajoute la Bayam-Sellam.

Entraves liées au secteur

Il convient de souligner que certes l’activité permet à plusieurs femmes de joindre les deux bouts, mais elle est loin d’être sans entraves. Marie Ngassa rencontre chemin faisant des difficultés de divers ordres. « Quand on part au 8ème pour payer ces tomates, il y a des bandits, des agresseurs qui nous perturbent. Dernièrement on a même soutiré de l’argent contenu dans mon porte-monnaie que j’avais pris pourtant le soin de mettre dans le petit sac que j’ai toujours en bandoulière. Quand des cas pareils arrivent, je n’ai pas d’autres choix, je suis obligé de rentrer chez-moi en famille car on a tout soutiré et attendre encore de voir ce que Dieu pourra me donner », dénonce cette femme entreprenante.

Aux autres femmes

Occasion pour cette femme d’encourager ses pairs qui ambitionnent embrasser ce secteur d’activité, à le faire sans complexe. « Je suis fière d’être Bayam-Sellam parce que j’y trouve mon compte. Les femmes qui sont au quartier à ne rien faire, je les encourage à embrasser cette activité. Le Bayam-Sellam peut vous aider à être autonome, et à prêter main forte à votre époux en épongeant d’autres charges familiales. Comme mon cas, j’aide mon mari à chaque fois qu’il est en difficulté au plan financier », se réjouit Marie Ngassa.

Les femmes Bayam-Sellam peuvent donc être une source d’inspiration pour plusieurs mamelles nourricières qui ont l’amour de s’engager dans des activités économiques similaires afin surtout d’être économiquement indépendantes tout en tournant le dos à l’oisiveté.

Source: agencecamerounpresse.com

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