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Business News Thu, 25 Mar 2021

Nouveaux programmes avec le FMI: le Tchad plus avancé que le Cameroun

Dans son rapport sur les perspectives économiques de l’Afrique en 2021, la Banque africaine de développement (BAD) esquisse un état des lieux des négociations de nouveaux programmes économiques, entre les pays de la Cemac (Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, RCA et Tchad) et le Fonds monétaire international (FMI).

«Les programmes triennaux 2017-2020 ayant expiré au Cameroun, au Gabon et au Tchad, des négociations pour la conclusion de nouveaux programmes sont en cours. Si le Tchad a récemment obtenu un accord des services (“Staff level agreement”), préalable au passage au Conseil d’administration, les échanges au Cameroun et au Gabon en sont à un stade plus préliminaire, mais devraient déboucher prochainement sur une mission d’instruction », révèle l’institution financière panafricaine.

À en croire la même source, si les trois pays sus-mentionnés avancent plutôt positivement vers la conclusion d’un nouveau programme, la tâche s’avère moins aisée pour le Congo et la Guinée équatoriale. « Les discussions avec le Congo, qui nécessitent un rééchelonnement essentiel de sa dette extérieure avec les traders pétroliers, et la Guinée équatoriale, sont en revanche moins avancées », souligne la BAD.

Pour rappel, le programme économique et financier triennal (2017-2020) entre le Cameroun et le FMI, initialement prévu pour s’achever le 25 juin 2020, avait été prorogé au 30 septembre 2020, à la demande du pays, en raison de la pandémie du Covid-19 sur les finances publiques. Assorti de la Facilité élargie de crédit (FEC), ce programme conclut le 26 juin 2017 a permis au pays de bénéficier d’appuis budgétaires successifs pour un montant total de 666,1 millions de dollars (près de 400 milliards de FCFA).

Selon le ministre camerounais des Finances, Louis Paul Motaze, qui ne donne pas plus de détails, le nouveau programme que peaufine le gouvernement camerounais ne devrait plus un instrument de consolidation du budget de l’État, comme ce fut le cas avec la FEC, mais un outil devant privilégier la lutte contre la pauvreté et l’amélioration du contenu du panier de la ménagère Camerounaise.
Source: investiraucameroun.com