C’est un projet majeur d’autonomisation énergétique du Port de Douala
Selon des informations de sources concordantes, relayées sur les réseaux sociaux, le Port Autonome de Douala (PAD) aurait contracté un emprunt de 600 milliards FCFA auprès de la Chine. Cette affirmation est balayée du revers de la main par Onana Raphaël qui explique que le PAD n’a pas souscrit de prêt : le projet est financé dans le cadre d’un partenariat public-privé de type BOT (Build-Operate-Transfer), porté par un consortium sino-camerounais. Selon lui, le financement est assuré à 90 % par la partie chinoise et à 10 % par des banques camerounaises, sans garantie de l’État ni dette pour le PAD.
Onana Raphaël souligne que ce projet, d’un coût de 628 milliards FCFA, vise notamment la construction d’une centrale électrique, d’un gazoduc et d’un réseau de distribution d’énergie pour le port. Il précise enfin qu’après 25 ans d’exploitation, les infrastructures reviendront au Cameroun, faisant de ce projet un levier stratégique pour le développement énergétique et économique du pays.
La vérité sur les allégations malveillantes d’un supposé emprunt de 600 milliards par le PAD
Une vidéo de “l’influenceur” Rémy Ngono circule en ce moment sur les réseaux sociaux, dans laquelle celui-ci affirme que le Port Autonome de Douala (PAD) aurait contracté un emprunt de 600 milliards FCFA auprès de la Chine, sous l’impulsion de son Directeur Général Cyrus Ngo’o. Mais la réalité est tout autre.
Voici les faits :
1- Le PAD est bien le porteur institutionnel d’un projet hautement stratégique dont il a confié la mise en œuvre à un consortium Sino-Camerounais, à travers la signature d’un partenariat public-privé avec la Douala Port Power Corporation (DPPC).
C’est ce Consortium Sino-Camerounais qui porte la structuration du financement de ce projet, et non pas le PAD.
2- Ce projet ne se finance pas, du reste, par un emprunt classique.
Il est conçu dans le modèle BOT (Build-Operate-Transfer), sans emprunt et sans garantie souveraine demandée, à l’État camerounais, et au PAD.
3- Le financement est structuré ainsi qu’il suit :
• 90% par la partie chinoise
• 10% réunis par un groupe de banques camerounaises, ayant pour tête de file le CCA (Crédit Communautaire d’Afrique).
4- Le Consortium Sino-Camerounais bénéficiera d’une concession de 25 ans.
C’est sur cette période d’exploitation qu’elle récupérera son financement, et non par un quelconque remboursement sur le dos du contribuable camerounais.
5-Le coût total du projet est de 628 milliards FCFA pour les réalisations ci-après :
• Une Centrale Électrique à Gaz de 300MW
• Un gazoduc de 200 km entre Kribi et Douala
• La construction d’un réseau de distribution d’électricité dans l’enceinte portuaire.
6- En conclusion, la vidéo diffusée par “l’influenceur” Rémy Ngono a tout faux.
Le SGPR qui y est mentionné n’est nullement impliqué/concerné.
Pour ce projet qui rentre dans le plan directeur de développement du port de Douala, le DG du PAD agit légitimement en conformité avec ses prérogatives statutaires, pour conclure une convention avec le Consortium Sino-Camerounais, sans aucun engagement sous la forme d’un emprunt, ni de la part du PAD, ni de la part de l’État du Cameroun.
7- Le plus important étant qu’au bout de 25 ans, cette infrastructure stratégique de pointe deviendra propriété exclusive du PAD et donc du Cameroun.
C’est un projet majeur d’autonomisation énergétique du Port de Douala, au bénéfice des acteurs de cette place portuaire et plus globalement au service du développement du Cameroun.
Onana Raphael