Détecter une substance ne signifie pas automatiquement qu’un aliment est dangereux
Des chercheurs de l’Université de Yaoundé I et de l’Institut de recherche agricole pour le développement ont publié des résultats faisant état de six métaux lourds dans des produits avicoles camerounais.
L’étude, mise en ligne le 1er septembre et relayée le 1er octobre, concerne des échantillons de poulet et d’œufs. Pour interpréter les résultats, il faut connaître les sites, la taille de l’échantillon, les concentrations et les normes de comparaison.
Les métaux peuvent provenir de l’alimentation animale, de l’eau, du sol, des équipements ou de l’environnement industriel.
Identifier leur origine est indispensable pour corriger le problème sans pénaliser indistinctement tous les éleveurs.
La communication publique doit éviter deux erreurs : minimiser un signal sanitaire ou annoncer une contamination générale que l’étude ne démontre pas. Les autorités devraient organiser des contrôles ciblés et publier les résultats de confirmation.
La filière avicole joue un rôle important dans l’accès aux protéines et l’emploi. Un système de surveillance crédible protège à la fois les consommateurs et les producteurs sérieux, en isolant les pratiques ou intrants à risque.
Avant toute recommandation alimentaire, le ministère de la Santé et celui de l’Élevage doivent préciser si les concentrations dépassent les limites, pour quels produits et dans quelles zones. La science doit guider l’action, pas la peur.