Vingt courtiers camerounais ont reçu un avertissement réglementaire du ministère des Finances
Après les retraits d’agrément vient le temps des avertissements. Louis Paul Motaze a rappelé à l’ordre vingt courtiers d’assurances. Ils peuvent continuer à exercer, mais la décision place leurs pratiques sous surveillance et relance la question de la protection des assurés.
La décision a été signée le 19 août et la liste rendue publique début septembre. Elle intervient après le retrait de 31 agréments dans le même secteur. Les manquements individuels ne sont pas détaillés, ce qui impose de ne pas attribuer une faute précise à l’une ou l’autre entreprise.
Le courtier collecte des informations, conseille le client et transmet les primes à l’assureur. Une défaillance peut donc retarder l’émission du contrat ou l’indemnisation. La régulation doit vérifier les garanties financières, la traçabilité des paiements et la séparation entre les fonds du cabinet et ceux des clients.
Le marché camerounais a généré environ 288,7 milliards de FCFA de primes en 2024, contre 274,6 milliards en 2023. L’assurance dommages domine, tandis que la branche vie poursuit sa progression.
Cette croissance augmente la responsabilité des intermédiaires, souvent premier point de contact avec le public.
L’avertissement n’aura de portée que s’il est suivi d’un calendrier de mise en conformité et de contrôles transparents. Pour les assurés, le réflexe utile reste de vérifier l’agrément du courtier, d’exiger un reçu et de confirmer directement auprès de la compagnie que la prime a bien été enregistrée.