La monnaie est commune et les banques partagent un régulateu
Au deuxième trimestre 2026, le taux effectif global moyen des crédits s’est établi à 8,31 % au Cameroun et 21,51 % au Gabon, selon le rapport de la BEAC publié le 30 septembre.
Le taux effectif global additionne intérêts et frais obligatoires afin de mieux refléter le coût réel du prêt. Il reste une moyenne : une grande entreprise solide et une petite société sans garantie n’obtiendront pas les mêmes conditions.
L’écart s’explique par plusieurs facteurs possibles : concurrence bancaire, structure de la clientèle, niveau des impayés, coût des ressources, garanties, taille du marché et perception du risque. La monnaie commune ne supprime pas ces différences nationales.
Le Cameroun apparaît mieux placé dans la comparaison, sans que 8,31 % soit nécessairement accessible aux petites entreprises. Les frais de dossier, sûretés foncières et exigences de trésorerie peuvent continuer d’exclure de nombreux porteurs de projet.
La baisse du coût moyen régional, revenu à 10,94 % contre 12,36 % au trimestre précédent, constitue un signal favorable. Elle doit toutefois être rapprochée des volumes réellement accordés et des catégories d’emprunteurs servies.
La BEAC et les autorités nationales gagneraient à publier des tableaux par taille d’entreprise, secteur, durée et genre du dirigeant. Le coût moyen devient utile lorsqu’il permet à un entrepreneur de comparer son offre à une référence crédible.