Une délégation d’exportateurs nigérians séjourne au Cameroun du 18 au 24 octobre, avec une foire et des rencontres B2B annoncées à Yaoundé. Au-delà de l’exposition de produits, l’enjeu est de formaliser un commerce frontalier ancien, souvent ralenti par la logistique et les procédures.
Le Nigeria est à la fois un voisin, un immense marché et un concurrent industriel. Les flux passent par les postes officiels, mais aussi par une économie transfrontalière difficile à mesurer. La mission organisée autour de la Chambre d’agriculture, des pêches, de l’élevage et des forêts peut aider les entreprises à identifier des distributeurs, des fournisseurs et des normes applicables.
Pour les PME camerounaises, la principale opportunité se trouve dans la complémentarité. L’agroalimentaire, l’emballage, la logistique, les intrants et les services numériques peuvent créer des chaînes de valeur des deux côtés de la frontière. Mais un contact commercial n’a de valeur que s’il débouche sur un contrat, une solution de paiement et un itinéraire d’acheminement sécurisé.
La mission intervient alors que la ZLECAf encourage une baisse des obstacles tarifaires. Les difficultés les plus coûteuses restent souvent non tarifaires : contrôles multiples, incertitude documentaire, délais aux frontières et différences de certification. Les entreprises ont donc besoin d’un accompagnement après la foire, pas seulement pendant les rendez-vous.
Le bilan devra être concret : nombre d’accords signés, secteurs représentés, valeur potentielle des commandes et calendrier de suivi. Ces indicateurs permettront de distinguer une opération de visibilité d’une véritable avancée du commerce régional.