La filiale congolaise dispose d’un capital déclaré de 11,67 milliards de francs congolais
Tradex vend désormais du carburant à Kinshasa depuis sa station de Kingabwa, un investissement de 2,1 millions de dollars. L’ouverture confirme l’ambition régionale de la filiale de la SNH, mais le chantier de Maba rappelle que l’expansion se joue aussi dans la sécurité juridique des sites.
La station inaugurée le 22 octobre occupe 1 800 mètres carrés dans la commune de Limete. Ses cuves peuvent stocker 75 000 litres d’essence et 55 000 litres de gasoil. Tradex affirme que des entreprises congolaises ont exécuté la construction et l’installation des équipements et que seize jeunes occupent des emplois permanents.
Créée en 2024, la filiale congolaise dispose d’un capital déclaré de 11,67 milliards de francs congolais.
Le second site, situé face à l’aéroport de N’djili, avait été démoli le 28 août alors que les travaux étaient avancés et que plus de deux millions de dollars auraient déjà été investis. La construction a repris et une ouverture est visée pour décembre. Un responsable cité par les médias affirme que le différend est réglé, à l’exception de l’indemnisation.
Les circonstances exactes, l’autorité de la démolition et l’accord permettant la reprise ne sont cependant pas publiés.
Pour Tradex, la RDC offre un marché immense mais concurrentiel. La réussite dépendra de l’approvisionnement, de la qualité, des marges, des contrôles et de la capacité à développer un réseau sans multiplier les litiges fonciers. Pour le Cameroun, l’enjeu concerne le rendement d’une entreprise contrôlée par la SNH et l’usage des capitaux publics à l’étranger. La société devrait publier ses objectifs de réseau, ses investissements cumulés et sa gouvernance locale. Une première pompe ouverte est un jalon, pas encore la preuve d’une expansion rentable.
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