Plus de 80 % des placements financiers de la caisse des dépôts sont orientés vers la dette de l’État

Caisse Des Dépôts Et Consignations Du Cameroun CDEC Cette forte concentration renforce le rôle de l’institution dans le financement de l’État

Thu, 5 Nov 2026 Source: www.camerounweb.com

La Caisse des dépôts et consignations du Cameroun (CDEC) a réalisé 61,2 milliards de FCFA de transactions sur les marchés financiers au cours des neuf premiers mois de 2026, dont plus de 80 % de ses placements sont orientés vers les titres de la dette publique.

La Caisse des dépôts et consignations du Cameroun (CDEC) apparaît comme un acteur de plus en plus important du financement de l’État sur les marchés financiers.

Selon les données présentées le 30 octobre 2026 à Yaoundé, l’institution a réalisé 61,2 milliards de FCFA de transactions sur les marchés financiers au cours des neuf premiers mois de l’année.

Mais la structure de ses investissements retient particulièrement l’attention : plus de 80 % de ses placements sur le marché financier sont orientés vers les titres émis par l’État camerounais.

En 2025, la CDEC avait réalisé 60 milliards de FCFA d’opérations, contre 9 milliards lors de son entrée sur le marché en décembre 2024.

Ces chiffres correspondent aux volumes de transactions et non à la valeur des titres encore détenus en portefeuille.

La concentration des placements sur la dette publique pose néanmoins une question de diversification financière.

La CDEC est notamment chargée de sécuriser des dépôts et consignations et de contribuer au financement du développement économique.

Or, lorsqu’un établissement public investit une part importante de ses ressources financières dans les titres d’un même État, sa performance et ses risques se trouvent davantage liés à la situation de cet émetteur.

L’institution envisage d’ailleurs de porter à plus de 20 %, d’ici fin 2028, la proportion de ses placements effectués hors des titres publics camerounais.

Cette orientation soulève une interrogation de fond : comment transformer la mobilisation de l’épargne institutionnelle en financements durables de l’économie productive, tout en préservant la sécurité des fonds confiés à la Caisse ?

Boris Bertolt

Source: www.camerounweb.com